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REPORTAGE - Nous avons pu suivre les animateurs qui feront vivre l’événement sportif sur les antennes du service public durant les débuts de leur marathon télévisuel.
Fiches à la main, Laurent Luyat, tee-shirt bleu ciel et veste bleu marine, jette un dernier regard devant la glace avant de passer la porte du plateau. Dans l’antre du centre des médias de Milan, France Télévisions a aménagé un grand studio où l’animateur et ses acolytes se passeront le relais afin de faire vivre les Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Dans la salle de rédaction qui jouxte cet espace, l’effervescence est de mise. Une cinquantaine de personnes, journalistes et techniciens, s’agitent au milieu des bureaux et des salles techniques installés pour l’occasion. Chaque corps de métier prend ses marques avant le grand marathon sportif durant lequel le service public fera vivre l’ensemble des compétitions de manière quasi continue jusqu’au 22 février, date de la cérémonie de clôture de l’événement.
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350 heures de direct
Un an et demi après le succès de Paris 2024, le groupe proposera pas moins de 350 heures de direct sur France 2, France 3 et France 4 et bénéficiera d’une programmation sans décalage horaire, après vingt ans de diffusion lointaine. Parallèlement à cette offre linéaire très complète, il a lancé la chaîne numérique Francetvsport diffusant des compétitions en direct et des contenus exclusifs.
Chaque jour, «Télématin» ouvre le bal en animant une partie de l’émission depuis Milan. Puis, place au direct avec dix heures de diffusion quotidiennes, entre 10 heures et minuit. Matthieu Lartot, Olivia Leray, Cécile Grès, Fabien Lévêque et Laurent Luyat se relaieront à l’antenne et lanceront les différentes épreuves. Pour faire vivre au mieux ce rendez-vous en direct, chacun s’est organisé à sa manière.
« L’avantage de présenter “Stade 2”, c’est que l’on se prépare toute l’année sans vraiment en avoir conscience puisqu’on fait beaucoup de sujets en amont, on va à la rencontre des athlètes… Après, il y a tout le travail de fichage et bachotage dès que les listes des équipes de France sortent. Cela devient presque une petite routine, maintenant j’ai l’habitude », confie Cécile Grès, qui présente ses quatrièmes olympiades.
Au fil des ans, la jeune maman ne travaille pas en amont de la même manière qu’à ses débuts. «Je suis plus efficace. Je me souviens que la première fois je voulais tout savoir, j’apprenais tout par cœur et je me suis aperçue que j’avais utilisé 20 % de la matière que j’avais apprise. Le principal c’était surtout de s’appuyer sur les gens qui savent et qui travaillent toute l’année sur les sports dont ils sont experts». Les compétitions seront, en effet, commentées par des anciens champions et des journalistes comme Carole Montillet et Luc Alphand qui accompagneront Alexandre Pasteur sur le ski alpin ou encore Marie Dorin et Frédéric Jean qui décrypteront le biathlon auprès d’Alexandre Boyon.
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Une technologie inédite
Après une dernière retouche maquillage, Laurent Luyat est prêt pour lancer «JO Club», l’émission qu’il animera chaque soir, offrant un résumé du jour avec les images fortes et les médailles glanées. « Tout le monde a mis son portable en mode avion ? », lance un technicien. Les fiches alignées devant lui, micro à la main et sourire aux lèvres, l’animateur accueille ses hôtes du jour, Nathalie Péchalat, ancienne championne de danse sur glace, l’ex-skieuse de ski-cross Ophélie David et Guilbaut Colas, champion du monde de ski de bosses en 2011. « N’hésitez pas à interagir », leur conseille celui qui anime ses quatorzièmes Jeux olympiques.
Les années passent et la passion reste. « Pour moi, c’est le plus grand événement sportif au monde. Je ressens donc toujours une énorme joie. Je ne peux pas être blasé en arrivant aux Jeux car la compétition apporte toujours des imprévus, des moments d’émotion qu’on n’imaginait pas. Il y en aura cette fois encore », précise-t-il.
En coulisses, l’heure est aux derniers ajustements. Les techniciens, s’appuyant sur des nouveautés technologiques, ont rivalisé d’ingéniosité afin de remédier aux grandes distances entre les différents sites (huit en tout !). Les skieurs, qui dévaleront les pistes du Stelvio à Bormio, seront, par exemple, à plus de 150 kilomètres de Milan. Impossible pour eux de venir dans le studio de France Télévisions situé au cœur de la cité italienne. Le groupe a donc installé quatre ministudios avec fond vert sur les principaux lieux de compétition permettant d’accueillir sportifs et consultants puis de les téléporter dans le studio grâce à des caméras synchronisées et à l’incrustation du décor.
Un mélange de réel et de virtuel totalement bluffant qui pourrait servir aussi lors des prochains Jeux d’hiver qui se dérouleront dans les Alpes Françaises en 2030. L’enjeu de ces JO de Milan-Cortina sera justement de fédérer le public avant cette prochaine échéance. « Il se dit parfois que les Jeux d’hiver sont sous côtés ou plus confidentiels. Moi, j’ai envie de montrer tous les jours aux téléspectateurs que c’est un rendez-vous aussi rassembleur que ceux qui se déroulent l’été. Le biathlon, le ski alpin ou le patinage artistique sont des sports spectaculaires. Ce sont des Jeux hyper variés avec plein de disciplines différentes, d’efforts différents », explique Cécile Grès qui animera la tranche de 14 à 19 heures.
Laurent Luyat lui succèdera chaque soir jusqu’à minuit. Lui aussi se tient prêt pour faire vibrer les téléspectateurs. Pour cela, il compte notamment sur les performances des Bleus. « On a une équipe de France très forte, c’est la plus grosse délégation de l’histoire, donc on a vraiment beaucoup de chances de médailles », conclut-il.


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