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Dimanche 28 juin, des gens du voyage se sont installés au sud de Nancy (Meurthe-et-Moselle) malgré un arrêté leur interdisant de stationner dans le Grand Nancy.
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Par Marjorie Durupt Publié le 7 juil. 2026 à 18h22
Des gens du voyage se sont une nouvelle fois installés dans une commune au sud de Nancy (Meurthe-et-Moselle), sur les terres d’un agriculteur. Ils sont présents depuis dimanche 28 juin, malgré un arrêté leur interdisant de stationner dans le Grand Nancy.
Des gens du voyage s’installent illégalement près d’un lotissement
À Laneuveville-devant-Nancy, dans le chemin de Baquechamp, c’est désormais devenu un rituel estival pour la communauté des gens du voyage. Chaque année, des caravanes s’installent dans les champs qui bordent le chemin. Cette année, ils ont choisi une autre parcelle, située à proximité du lotissement des 5 Fontaines.
Une dizaine de caravanes sont actuellement présentes.
Des branchements aux bornes incendie pour avoir de l’eau
Dès le jour de leur installation, les occupants ont commencé des branchements électriques sur un boîtier situé sur la voie publique. Quant à l’eau, ils se sont raccordés aux bornes incendie.
D’après le maire, Éric Da Cunha, les caravanes étaient auparavant installées à Ludres, mais elles en ont été expulsées et avaient reçu l’ordre de ne plus revenir dans la métropole du Grand Nancy.
« Des branchements électriques dangereux »
« Le dimanche, des habitants m’ont alerté, ainsi que la police municipale. Lorsque j’ai appris qu’il y avait des branchements électriques dangereux, je me suis rendu sur place avec Enedis, qui a sécurisé le raccordement. Malgré les tranchées et les pierres que nous avons pu mettre à d’autres endroits, ils ont quand même trouvé une solution pour s’installer », regrette l’édile.
« Un homme m’a poussé avec ses mains au niveau du torse », raconte le maire
Sur place, la situation a également été particulièrement tendue le premier jour. « Quand ils ont appris que des élus étaient présents sur place, ils ont commencé à appeler d’autres personnes pour nous intimider. Un homme m’a poussé avec ses mains au niveau du torse. Je n’ai pas été blessé et je ne suis pas tombé, mais à cela s’est ajouté des insultes », confie Éric Da Cunha.
Samedi 4 juillet, le maire a alors décidé de déposer plainte pour violences volontaires commises en réunion.
Est-ce que les gens du voyage vont quitter la commune ?
Mais vont-ils être expulsés de la commune ? Pour le moment, le maire n’a pas de réponse. « L’évacuation par la police n’a pas pu se faire le dimanche 28 juin car, malheureusement, les forces de l’ordre étaient mobilisées sur le crash survenu à Tomblaine. C’est compréhensible que cela n’ait pas pu avoir lieu ce jour-là, mais j’ai une nouvelle fois relancé la préfecture pour demander leur expulsion », explique-t-il.
Contactée par Lorraine Actu, la préfecture de Meurthe-et-Moselle indique suivre attentivement la situation.
« Il n’a effectivement pas été possible de procéder à l’évacuation du groupe de gens du voyage avant la fin de la semaine dernière. Les forces de l’ordre ayant été fortement mobilisées par le crash aérien du 28 juin, par l’évacuation complexe d’un squat ordonnée par décision de justice, ainsi qu’à Lunéville à la suite de diverses altercations. Le délai de mise en demeure ayant expiré, un nouveau procès-verbal de renseignement administratif a d’ores et déjà été demandé à la Police nationale en vue de l’édiction, le cas échéant, d’une nouvelle mise en demeure de quitter les lieux », a communiqué la préfecture.
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