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Des dizaines de milliers de moules recouvrent la plage de Tharon, à Saint-Michel-Chef-Chef. Un phénomène impressionnant qui suscite l'inquiétude des promeneurs.
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Par Rédaction Courrier du Pays de Retz Publié le 15 sept. 2026 à 10h12
C’est une découverte pour le moins surprenante qui attend les promeneurs sur la grande plage de Tharon, à Saint-Michel-Chef-Chef (Loire-Atlantique). Depuis le week-end dernier, des milliers de petites moules se sont échouées sur le sable, formant par endroits de véritables dômes de coquilles. À chaque pas, le sol craque sous les pieds et une odeur marquée se dégage des mollusques.
Le phénomène suscite de nombreuses interrogations sur le remblai comme sur les réseaux sociaux. « C’est encore une pollution ? », s’inquiète un promeneur. D’autres se demandent si « les moules sont malades » ou pourquoi « les services techniques n’interviennent pas ».
Certains évoquent une surcroissance, tandis qu’un habitué du littoral avance une autre explication : « Entre les grandes marées et les vents, des naissains ont très bien pu être arrachés et venir mourir sur le sable. Je crois qu’on appelle ça des moules envolées. »
« Un phénomène tout à fait normal »
Les explications de Patrick Baudet, conchyliculteur professionnel, permettent de rassurer la population.
C’est un phénomène tout à fait normal. Comme tous les ans, les rochers et les fonds sableux captent naturellement de petites moules et des coques. Lorsque la mer est calme, tous ces coquillages se développent et restent à leur place.
Sélection naturelle
Le paysage change lorsque les conditions marines se dégradent. « Dès qu’il y a de la houle, formée sous l’influence des dépressions atlantiques, cela décroche les moules ou dessable les coques. Il y a eu de grandes marées ces derniers temps et la mer se dynamise davantage. En fait, il s’agit d’un trop-plein de coquillages qui aurait dû partir depuis longtemps. C’est la sélection naturelle », précise le professionnel.
Loin d’être le signe d’une pollution, cet échouage découle simplement de la dynamique du littoral.
Une plage à laisser vivre
Si l’odeur dérange, cette accumulation joue un rôle clé pour la faune locale.
L’odeur n’est pas agréable, mais c’est un phénomène naturel, qui permet de régaler les oiseaux et de nourrir tout un écosystème.
Pour cette raison, il convient de ne pas nettoyer la plage et de laisser la nature suivre son cours.
Il ne faut pas les manger
Le conchyliculteur livre une dernière recommandation sanitaire : « Il faut dissuader les gens de les ramasser pour les manger. Ces moules sont jeunes et, entre le sable et les bactéries, elles meurent rapidement. Ne consommez que celles qui sont fixées. »
Un garde-manger précieux pour les oiseaux marins, mais à proscrire absolument dans nos assiettes.
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