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Des entreprises gaspésiennes n’échappent pas aux impacts de la faillite de l’usine de papier F. F. Soucy de Rivière-du-Loup.
La papetière a officialisé sa faillite avant les Fêtes et en a dévoilé les détails cette semaine. Ses dettes totalisent 94,5 M$ pour plus de 430 créanciers, selon le syndic de faillite Raymond Chabot.
Parmi eux, l’entreprise de bois d’œuvre Cedrico, à qui la papetière doit plus de 666 160 $ pour l'achat de copeaux de bois. C’est une grosse tuile [sur nos têtes] encore , admet le président-directeur général, Denis Bérubé, qui anticipe de graves impacts pour tous les producteurs forestiers de la région.
Ce sont 16 000 chargements de copeaux de bois qui se rendaient à l’usine de Rivière-du-Loup par année. De ce nombre, Cedrico fournissait 2000 chargements. Tous les autres industriels se ramassent aussi avec des volumes de copeaux. On cherche preneurs , explique M. Bérubé.
L’usine est fermée depuis le mois de juillet, donc on a trouvé un chemin en prenant différentes actions depuis ce temps-là jusqu’à présent pour réussir à écouler nos copeaux, mais les mois et les années à venir ne seront pas faciles , ajoute-t-il.
Pour Denis Bérubé, l’une des solutions pour atténuer les impacts de cette fermeture est d’optimiser le rendement de production et de récupération de la matière. C’est d’en faire le moins possible, d’en faire une meilleure gestion des billes [de sciage] en usine, une meilleure gestion en forêt aussi .
L’idée, c’est de faire le moins de copeaux possible pour maintenir les opérations à nos deux usines, soit de Causapscal et de Price.

Le président-directeur de Cedrico, Denis Bérubé, estime que la faillite de F.F. Soucy aura des impacts auprès de tous les producteurs forestiers.(Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross
Denis Bérubé n’a pas voulu commenter le montant qui leur est dû par la papetière.
Il laisse cependant entendre que cette dette aura un impact sur l’entreprise, déjà aux prises avec des dépenses supplémentaires avec les tarifs douaniers de 45 % sur les exportations vers les États-Unis. C’est sûr que si on avait les sous, ça serait mieux pour nous, mais bon, ça fait partie du reste de l’affaire, on n’a pas le choix , se résigne le PDG.

La Société du chemin de fer de la Gaspésie figure aussi sur la liste des créanciers. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
D’après le document d’avis de faillite, l’usine F. F. Soucy doit aussi 151 224 $ à la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), mais, selon son président, Luc Lévesque, le montant dû dépasse les 200 000 $.
M. Lévesque assure toutefois que cela ne compromet pas la survie de l’organisation.
Ce qui est dommage par contre c’est que c’était un bon trafic qu’on avait et c’est dommage aussi pour nos clients qui ont perdu de l’argent là-dedans aussi. […] Maintenant qu’on sait que l’usine est fermée et qu’elle ne redécollera pas, ça va nous permettre d’aider nos clients à expédier des copeaux ailleurs , soutient-il.
L’usine de Nouvelle du Groupe Lebel, l’usine de Marsoui du Groupe GDS, Damabois, ainsi que les entreprises A&D Landry de Saint-Damase et l’Atelier Gilles Roy font aussi partie de la liste des créanciers de l’usine de papier de Rivière-du-Loup.


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