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Cinq bibliothèques publiques dans la vallée d'Annapolis, en Nouvelle-Écosse, fermeront définitivement leurs portes cet été.
Le réseau de bibliothèques régionales de la vallée d'Annapolis affirme que cette décision est après que le gouvernement eut confirmé qu'il n'y aurait pas d'augmentation du financement provincial annuel des bibliothèques.
Samedi, des citoyens sont venus manifester contre cette situation, à Kentville.
C'est tellement important d'avoir des bibliothèques ouvertes, surtout dans les communautés rurales où on a moins accès à d'autres ressources, a témoigné l’une des participantes, Victoria Martin.
Les bibliothèques, ce n'est pas juste des livres [...] et l'accès aux livres pour tous, souligne-t-elle. C'est tellement plus que ça. C'est un point de ralliement communautaire, ce sont des activités, c'est un accès pour ceux qui n'ont pas accès à l'ordinateur, [...] aux imprimantes et à Internet. Ce sont aussi des toilettes publiques.

Victoria Martin, résidente de Kentville
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Le 20 juillet, cinq des 11 succursales dans la vallée d’Annapolis disparaîtront, celles de Port Williams, Middleton, Lawrencetown, Kentville et Hantsport.
Sans financement supplémentaire de la province pour 2026-2027, les contributions municipales à elles seules ne suffisent pas à éviter d'importantes réductions de services, écrit dans un communiqué le Conseil de la bibliothèque régionale de la vallée d’Annapolis.

«Depuis septembre, nous avons emprunté 153 livres», «Les enfants ont besoin de livres» et «Aidez à soutenir notre amour pour la lecture», ont exprimé ces jeunes de la vallée d'Annapolis.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Sur sa page Facebook mardi dernier, le député progressiste-conservateur de Kings North, John Lohr — qui est aussi ministre des Finances — a affirmé que le gouvernement avait maintenu le financement des bibliothèques publiques, en plus de leur donner un financement provisoire additionnel en 2023, 2024 et 2025.
En vertu de l’accord selon lequel la province fournit aux bibliothèques 71 % de leur financement, le réseau de bibliothèques d’Annapolis a reçu 1 919 600 $ cette année, en plus d’un montant additionnel de 93 000 $, d’après le ministre.
À cela, les instigateurs d’une pétition pour sauver les bibliothèques répliquent que l’inflation invalide les déclarations du ministre.
Bien que les niveaux de financement puissent, sur papier, sembler inchangés, le gel des subventions face à l'inflation et à la hausse des demandes de services équivaut à une véritable réduction, écrivent le Syndicat des employés du secteur public et privé de la Nouvelle-Écosse (NSUPE) et la Confédération des syndicats canadiens (CSC).
Ils ont lancé une campagne pour les bibliothèques publiques de la Nouvelle-Écosse et comptent présenter au premier ministre Tim Houston la pétition qu’ils font circuler.
Les bibliothèques ne sont pas un luxe, écrit le NSUPE sur son site.
Pour les personnes qui n’ont pas une connexion fiable à l’internet, d’endroit calme pour étudier ou d’accès aux services sociaux, la bibliothèque est souvent le premier et seul endroit vers lequel se tourner, déclare le groupe.
Les employés des bibliothèques aident régulièrement les individus à produire leur déclaration d’impôt, à accéder à des prestations et des services, à acquérir des compétences numériques et à entrer en contact avec les ressources de soutien communautaire, ajoute-t-il. Ce sont des soutiens essentiels qui renforcent les fondements sociaux et économiques des collectivités.
D’après le reportage de Stéphanie Blanchet


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