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Des dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique ont publié une déclaration commune critiquant les appels à modifier la Loi sur la Déclaration des droits des peuples autochtones (DRIPA) en réaction à une récente décision de justice.
Le 5 décembre, la Cour d'appel de la Colombie-Britannique a jugé que cette loi est incompatible avec le système utilisé par la province pour octroyer des droits miniers.
Signée par plus de 50 Premières Nations de la province, la déclaration affirme que les récents débats sur une modification législative constituent une réaction fondée sur la peur de la part des opposants au jugement. Elle souligne que cette décision réaffirme la nécessité cruciale de consulter et de négocier avec les communautés autochtones concernant les droits miniers.
Le texte invite la population à ralentir, faire le point et réfléchir au chemin à suivre, notant que le recours à des réactions dictées par la peur risque de compromettre les progrès durement acquis en matière de réconciliation.
Risques de paralysie des projets
Selon la déclaration, modifier la législation paralyserait les projets , car les Premières Nations pourraient se voir contraintes de défendre leurs droits devant les tribunaux.
Cette prise de position survient quelques jours après que le chef du conseil de la nation Kitasoo Xai'xais, Chris McKnight, a averti le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, qu'il risquait d'alimenter le racisme et de perdre la confiance de la communauté autochtone si des changements étaient apportés à la loi.
Contestations juridiques
La décision de la Cour d'appel, portant sur une contestation du système de titres miniers par les Premières Nations, donne effet à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. David Eby a toutefois indiqué que des modifications législatives pourraient s'avérer nécessaires.
« Ce travail doit être accompli par les Britanno-Colombiens, Autochtones comme non autochtones, et non par les tribunaux », a-t-il dit dans une entrevue de fin d’année à CBC.
Parmi les signataires de cette déclaration appelant à la prudence figurent notamment l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique et le Sommet des Premières Nations.
La déclaration précise que si la décision de justice confirme la nécessité de consulter les Premières Nations, un discours négatif commence à s'installer.
Nous demandons au premier ministre Eby de respecter la Loi sur la Déclaration, de résister aux appels visant à la modifier ou à interjeter appel, et de s'asseoir avec les dirigeants autochtones pour poursuivre le travail visant à instaurer la certitude, la confiance et la prospérité économique pour tous en Colombie-Britannique , peut-on lire.
Avec les informations de Presse canadienne


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