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POLITIQUE. Plusieurs acteurs des régions du Centre-du-Québec et de la Chaudière-Appalaches ont félicité Natalie Bisaillon par sa nomination au Conseil des ministres. La plupart ont fait part de leurs attentes, tout comme des regroupements de l’industrie forestière québécoise.
Pour rappel, la députée de Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie a acquis les fonctions de ministre des Ressources naturelles et des Forêts ainsi que celles de ministre responsable des régions du Centre-du-Québec et de la Chaudière-Appalaches, lors de l’assermentation du Conseil des ministres tenue mercredi.
Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, a envoyé ses félicitations au lendemain de sa nomination. Il estime qu’il est essentiel pour le Centre-du-Québec d’avoir une voix autour de la table afin de porter les enjeux et les dossiers locaux.
«C’est sûr que son ministère à moins à voir avec les préoccupations du Centre-du-Québec. Toutefois, ce qui nous intéresse plus particulièrement, c’est de s’assurer qu’on est à la table. Et là, on l’est. D’autant plus qu’il n’y a que 22 places au Conseil des ministres. On est content de voir que la région n’a pas été ignorée», mentionne M. Houle à L’Express.
Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, est heureux que la voix du Centre-du-Québec soit entendue à la table du Conseil des ministres. (Photo : Ghyslain Bergeron)Le premier magistrat de Drummondville aura plusieurs sujets importants à aborder lors de sa prochaine rencontre avec l’élue péquiste ainsi que son homologue dans Drummond–Bois-Francs, Charles Page.
«On va [les] mettre bien au fait, avec le CIUSSS, des développements au niveau de l’hôpital. On sait que le gouvernement a une priorité au niveau de l’itinérance, donc on va expliquer à nos députés quels sont nos besoins particuliers et comment on voudrait que le financement soit adapté à nos réalités», précise Jean-François Houle.
Pour sa part, la Table des MRC du Centre-du-Québec a félicité Natalie Bisaillon sur ses réseaux sociaux. «En tant que nouvelle représentante de notre région au sein du gouvernement du Québec, vous pouvez compter sur notre entière collaboration dans l’exercice de vos nouvelles fonctions. En la Table des MRC, vous avez une alliée de première ligne qui est engagée à faire avancer les priorités de notre région et à contribuer à son développement», a écrit le regroupement.
Représenter Chaudière-Appalaches
Le Parti québécois (PQ) n’a fait élire aucun député dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches, le soir du 5 octobre dernier. Par conséquent, Natalie Bisaillon devra porter la voix de toute une région, en plus de la sienne, au sein du Conseil des ministres.
Sur Facebook, le maire de Saint-Elzéar, qui est aussi le représentant de la Fédération québécoise des municipalités pour la Chaudière-Appalaches, Hugo Berthiaume, a d’ailleurs interpellé la députée péquiste. La région «mérite d’être écoutée, soutenue et respectée», selon lui.
Le maire de Saint-Elzéar, Hugo Berthiaume, est le représentant de la Fédération québécoise des municipalités pour la Chaudière-Appalaches. (Photo : David Desmarais)«La Chaudière-Appalaches est un véritable moteur économique qui mérite toute l’attention du gouvernement. Sa force réside dans la diversité de ses secteurs d’activité, dans l’engagement de sa population et dans la capacité de ses communautés à faire grandir leurs entreprises partout sur le territoire. Or, cette prospérité ne doit jamais être tenue pour acquise et particulièrement en raison du contexte géopolitique actuel qui nous touche profondément», fait-il valoir.
Le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon devra se pencher sur les questions liées à l’immigration régionale et avoir une vision claire sur le projet de troisième lien entre Québec et Lévis, avance M. Berthiaume.
«Madame la ministre, je vous demande de faire de notre région une priorité. Soyez présente sur le terrain, à l’écoute, mais surtout en action, afin que les investissements suivent les ambitions de celles et ceux qui la font avancer», insiste-t-il.
Un nouveau régime forestier
Plusieurs acteurs du milieu forestier québécois ont félicité Mme Bisaillon pour sa nomination en tant que ministre des Ressources naturelles et des Forêts.
Certains, comme le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), ainsi que l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ) ont tendu la main à l’ancienne directrice générale de Desjardins Gestion internationale d’actifs pour mettre en place un nouveau régime forestier. Le chef du PQ s’est d’ailleurs engagé à en déposer une nouvelle mouture d’ici la fin de l’année 2027.
Dans un contexte marqué par les tensions commerciales internationales, les tarifs douaniers américains, les défis d’approvisionnement en fibre et les importants besoins d’investissement, le Québec doit créer rapidement les conditions permettant à son industrie forestière de demeurer compétitive et de poursuivre sa transformation, selon le président du CIFQ, Michel Vincent.
Un nouveau régime forestier devra être une des premières priorités de Natalie Bisaillon en tant ministre des Ressources naturelles et des Forêts, selon plusieurs acteurs du milieu. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)«Le portefeuille des Ressources naturelles et des Forêts est stratégique pour l’avenir économique de nombreuses régions du Québec. Nous souhaitons travailler rapidement avec la nouvelle ministre afin de faire avancer des solutions concrètes et durables pour assurer l’avenir de notre filière», souligne-t-il par voie de communiqué.
Des Premières Nations, des syndicats de travailleurs, des groupes environnementaux, des gestionnaires de territoires fauniques, des acteurs du récréotourisme et des entrepreneurs forestiers collaborent d’ailleurs, depuis plus d’un an, au-delà de leurs divergences d’opinions pour définir les conditions d’une modernisation juste et durable du régime forestier.
Le regroupement propose à Mme Bisaillon et son gouvernement «une démarche claire, structurée et rassembleuse pour éviter les écueils du passé» et pour «sortir de l’impasse sur la question forestière».
«La précédente tentative de réforme (le projet de loi 97), élaborée sans véritable dialogue en amont, a fait perdre près de deux ans et a ébranlé la confiance du public. Reprendre la même voie coûterait cher en temps, en argent et nuirait au climat social. Nous proposons donc à la ministre Bisaillon une démarche en trois volets pour bâtir une réforme transformatrice, légitime et pérenne», expliquent les Premières Nations et les organisations membres du regroupement dans un communiqué de presse.
Ces trois gestes sont de mandater un groupe de travail pour élaborer un énoncé de politique forestière, de mettre sur pied une Table nationale des partenaires et de créer un Conseil national de «gouvernements à gouvernement».


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