NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À quelques du référendum prévu le 19 octobre, la question sur l’avenir de l’Alberta au sein du Canada suscite un mélange de confusion, de patriotisme et d’épuisement chez les citoyens interrogés dans les rues de la province.
La première ministre Danielle Smith a annoncé, le 21 mai, la tenue d’un référendum, invoquant les 700 000 signatures recueillies par deux pétitions aux visées opposées : l’une, Forever Canadian, favorable au maintien, et l’autre, Stay Free Alberta, prônant la séparation.
Sur le terrain, la formulation de la question est au cœur des critiques.
Le texte propose deux options : L’Alberta doit-elle rester une province du Canada ou le gouvernement de l’Alberta doit-il entamer la procédure juridique prévue par la Constitution canadienne afin de tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit ou non se séparer du Canada.

Wayne Kollinger exprime son mécontentement et son scepticisme face à la question du référendum sur la séparation prévu à l'automne.
Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-canada
Ce n’est pas une question [à laquelle on répond] par oui ou par non. C’est une question à développement… on dirait qu’ils essaient de nous piéger, a déclaré Wayne Kollinger, résident de Calgary.
D’autres, à l’image de Ron, considèrent au contraire que le choix est clair et qu’ils opteraient pour la première option, soit le maintien dans la fédération.

Sardar Rashid Yousaf réside au Canada depuis plus de 30 ans. Il est catégoriquement opposé à la séparation de l'Alberta.
Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-canada
Les opinions se divisent nettement en quatre grands camps. Ceux qui expriment un attachement au Canada. Le Canada est l’un des grands pays du monde, a déclaré Sardar Rashid Yousaf réside au Canada depuis plus de 30 ans. Il n’est pas possible qu’une petite province s’en sépare.
Amin Pabani, un autre Calgarien et un commerçant qui gère une boutique de souvenirs destinés principalement aux touristes, où il vend notamment des articles représentant le Canada et Calgary.
Il considère qu'extraire une partie aussi vitale de la confédération est une idée extrêmement dangereuse et instable, affirmant que cela ne profitera à aucun Canadien, mais seulement à des acteurs extérieurs.
Vous savez, le Canada, c'est comme un chapelet. Si tu enlèves une perle, toutes les autres s'effondrent.
À l’opposé, d'autres Albertains voient dans ce scrutin un moyen de forcer une renégociation avec Ottawa.

Même si elle n'est pas une séparatiste convaincue, Tyann Erikssen, considère que l'idée d'un référendum mérite d'être explorée.
Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-canada
Tyan Erikssen, résidente de Sedgewick, affirme que l’Alberta envoie tout son argent à l’Est sans pouvoir tirer profit de ses ressources, tandis que Deborah Busse qui habite à Camrose, estime que la province tirerait un meilleur parti en étant seule, le gouvernement fédéral ne lui redonnant pas ce qu’elle lui apporte.

Deborah Busse est très enthousiaste et ravie que les Albertains aient enfin l'occasion de se prononcer sur la séparation.
Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-canada
Morad Rizkalla, qui a recueilli des signatures pour la pétition séparatiste Stay Free Alberta, perçoit l’initiative de Danielle Smith comme un compromis acceptable, offrant une tribune pour dénoncer le manque de représentation parlementaire de l’Alberta et le système de péréquation qu’il juge inéquitable.

Pour Morad Rizkalla, résident de Calgary qui a recueilli des signatures au nom de la pétition indépendantiste du groupe Stay Free Alberta, ce vote offre une occasion précieuse de faire campagne durant l'été pour sensibiliser la population aux véritables enjeux.
Photo : Radio-Canada / CBC/Radio-canada
Entre ces deux positions, il y a ceux qui redoutent les conséquences économiques et structurelles d’une sécession. À Calgary, Suzanne Landers souligne l’absence de plan réaliste pour l’après, évoquant les fonds de pension et les enjeux liés aux Premières Nations.
À Edmonton, Amanda dénonce un gaspillage de l’argent des contribuables. Elle qualifie l'idée même de poser cette question de ridicule.

Au sujet de la formulation de la question référendaire, Cal la perçoit comme étant essentiellement une « question pour une autre question ».
Photo : Radio-Canada / Jean-Emmanuel Fortier
Enfin, une fatigue semble s’installer chez de nombreux citoyens, las du débat permanent. Je suis tellement fatigué, lance Cal, une autre résidente d'Edmonton. Elle souligne qu'à ses yeux, la population connaît déjà la réponse et qu'il a déjà été établi à plusieurs reprises par le passé que l'Alberta doit demeurer une province du Canada.


2 week_ago
44



























.jpg)






French (CA)