NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Face aux journalistes lundi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio déclarait au troisième jour de l'offensive lancée contre l'Iran : "Nous savions qu'il y aurait une action israélienne […] et nous savions que si nous ne les (les Iraniens, NdlR) attaquions pas préventivement avant qu'ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes."
Précédemment, les deux puissances alliées avaient décrit une action militaire préparée conjointement, et ce pendant plusieurs semaines.
États-Unis, Israël : quels objectifs ?
"En quelques jours, les versions ont déjà changé plusieurs fois, ce qui démontre le peu de clarté sur les raisons de cette guerre", commente Hakim El Karoui, expert de la région et auteur du livre Israël, Palestine : une idée de la paix ? "Pour Trump, il s'agit de gagner une belle guerre pour mobiliser l'unité nationale et ne pas perdre les élections de mi-mandat, poursuit-il. À mon avis, il avait cela en tête, mais cela a été plus vite que prévu."
Tara Varma, directrice du programme de prospective stratégique du German Marshall Fund of the United States, qualifie pour sa part le président américain de "voltigeur de l'extrême", alternant promesses de paix et opportunisme de guerre. "Plusieurs éléments de politique intérieure l'expliquent, comme sa mise en cause dans l'affaire Epstein et l'approche des élections où l'on se dirige vers un raz-de-marée en faveur des démocrates, relève l'experte. L'aventurisme militaire et la recherche d'un succès à l'étranger face à ces difficultés nationales sont quelque chose qu'on observe chez de nombreux dirigeants."
Côté israélien, ou plutôt du côté de son Premier ministre, qui vit lui aussi une année électorale, Hakim El Karoui identifie deux objectifs justifiant cette nouvelle attaque contre la puissance chiite. Le premier : "faire oublier ses responsabilités dans le 7 octobre", alors que Benjamin Netanyahou refuse depuis plus de deux ans la mise en place d'une commission d'enquête qui permettrait d'instruire de manière indépendante les défaillances du pouvoir liées au massacre survenu en 2023.
La France prend position dans la crise au Moyen-Orient et fixe les limites de son interventionDeuxième objectif : imposer à l'ensemble du Moyen-Orient la vision de la "muraille d'acier" élaborée par le sioniste Ze'ev Jabotinsky, l'un des pères spirituels du Premier ministre israélien, contre les Palestiniens au début des années 1920. "La muraille d'acier est l'idée simple qu'il faut s'imposer par la force, une force la plus grande possible, afin de fixer ses conditions pour faire la paix, explique Hakim El Karoui. Cependant, Netanyahou a porté si loin le sujet qu'il n'y a plus d'objectif de paix, mais celui d'une guerre perpétuelle."
Appliquée au-delà de la question israélo-palestinienne, cette stratégie de survie par la force justifie aux yeux de la majorité des Israéliens et du chef du gouvernement, une nouvelle attaque contre l'Iran, dernier arrivé au sein du club des puissances arabes voisines vues comme des acteurs hostiles qu'Israël devrait mater – après l'Égypte, la Jordanie, l'Irak, le Yémen, la Syrie et le Liban.
Affaiblir pour remodeler ?
Israël et son allié américain ont tous deux affiché les objectifs suivants : empêcher le régime de se doter de nouveaux missiles (notamment balistiques), détruire le programme nucléaire iranien, et lutter contre les "proxies" régionaux (alliés de l'Iran, comme le Hezbollah libanais). Mais derrière cette posture de gendarme sécuritaire et de puissance libératrice face à un régime oppressif se cache, selon certains experts, un projet plus global.
Celui-ci consisterait "non pas à installer des démocraties, mais à remodeler le Proche-Orient en affaiblissant ses acteurs", résume Hakim El Karoui. Une mutation forcée qu'un autre chercheur, le Syrien Ahmad al-Ahmad, qualifiait déjà en juin 2025, lors de ladite "Guerre des douze jours", de "rééquilibrage des forces" soigneusement orchestré avec les États-Unis. "L'attaque israélienne et américaine contre l'Iran le 13 juin est principalement liée à l'influence iranienne au Moyen-Orient", confiait-il alors au média flamand Mondiaal Magazine. "L'Iran a soutenu des groupes comme le Hamas en Palestine, le Hezbollah au Liban, les Forces de mobilisation populaire (FMP) en Irak et les Houthis au Yémen. Il a collaboré avec l'ancien président syrien Bachar al-Assad. Cela a permis à l'Iran de s'immiscer dans la politique et les conflits de ces pays. Israël, les États-Unis, les pays du Golfe et la Syrie nouvellement formée souhaitent mettre un terme à cette situation."
Pour Tara Varma, ce remodelage n'est cependant pas la priorité de Donald Trump, dont une partie de la base, observe-t-elle, proteste déjà contre une guerre considérée comme celle d'Israël et non des États-Unis : "La durée du conflit et le nombre de morts du côté américain vont, selon moi, conditionner la suite, car davantage de décès risqueraient de créer une fracture au sein du Parti républicain, où certains diront qu'il n'y a aucun intérêt à cela."
Il n'est ainsi pas exclu, selon cette analyste, que Donald Trump se retire soudainement du conflit pour prévenir un enlisement des États-Unis dans la région, sans avoir procédé à une quelconque forme de pacification. "Un remodelage nécessiterait une présence accrue de troupes au sol, et même si Trump a prévenu que l'opération durerait quatre à cinq semaines, il veut à mon sens éviter ce bourbier", conclut Tara Varma.
Comment la guerre contre l'Iran divise une nouvelle fois le monde MAGAL'escalade libanaise
Après l'Iran, Israël a annoncé s'attaquer mardi à l'un de ses principaux proxies, le Hezbollah libanais. Les trois roquettes lancées depuis le Liban en réponse à l'assassinat du Guide suprême iranien ont entraîné une réplique éclair. En moins de 24 heures, l'armée israélienne a frappé 78 villes libanaises, tuant 52 personnes selon un premier bilan officiel. Et Tsahal a débuté une invasion terrestre par la frontière nord du Liban.
L'État hébreu n'a jamais caché son projet de s'étendre au sud du fleuve Litani (principal fleuve du Liban, situé dans la plaine de la Bekaa vers le sud) et a demandé mercredi 4 mars aux civils voisins d'évacuer au nord du cours d'eau afin d'établir une "zone tampon" entre sa frontière et le Sud-Liban. Les autorités libanaises comptent déjà près de 60 000 déplacés.
Pour Hakim El Karoui, cependant, cette escalade ne doit pas faire oublier la réalisation, à l'abri des regards, d'un autre objectif israélien : l'annexion de la Cisjordanie occupée et le déplacement forcé de ses habitants palestiniens. "Netanyahou a besoin d'arriver devant ses électeurs en disant : 'La Cisjordanie est à nous, le risque iranien n'existe plus, et nous avons des zones tampons un peu partout', cela contribuerait à un très bon bilan", conclut-il.
Une guerre contre l'Iran, mais aussi contre la ChinePour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


3 month_ago
26



























.jpg)






French (CA)