Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Depuis plus de dix ans, le régime de Pyongyang finance son programme balistique et nucléaire à coup de « cybercasses ». Les pirates nord-coréens ont fait de l’industrie des cryptomonnaies leur cible principale, avec succès.

Article réservé aux abonnés

Un faux entretien d’embauche et plusieurs milliards d’euros qui s’envolent. Une semaine après le vol sans précédent de 6,34 milliards de dollars (5,69 milliards d’euros) au détriment de la plateforme de cryptomonnaies Binance, on en sait davantage sur le mode opératoire des pirates.

L’entreprise, basée aux Emirats arabes unis, a rendu publics, mardi 3 novembre, des détails sur ce qu’elle qualifie de « campagne sophistiquée ». En septembre, un ingénieur de Binance est contacté sur une plateforme de recherche d’emploi par le représentant d’une entreprise – qui s’avérera factice. Il passe ensuite des entretiens d’embauche en visioconférence.

Lors de l’une de ces rencontres virtuelles, il lui est demandé de télécharger de quoi réaliser un test pour démontrer ses compétences. Parmi ces éléments figure un logiciel malveillant « sophistiqué » et furtif. De là, les hackeurs « ont utilisé un outil d’IA interne » – Binance ne précise pas lequel, ni à quoi ce dernier a précisément servi – pour s’infiltrer dans le réseau de la plateforme. Les pirates ont alors réussi à effectuer des virements frauduleux.

Il vous reste 82.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.