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Le verdict des délibérations du Baccalauréat s’annonce particulièrement rude cette année au Cameroun avec un taux de réussite prévisionnel d’environ 42 %. C’est la douche froide pour les candidats. Face à ce chiffre inquiétant, certains présidents de jurys ont tenté d’ajouter artificiellement des points aux élèves. Le directeur de l’Office du Baccalauréat du Cameroun, Étienne Roger Minkoulou, a directement tapé du poing sur la table pour dénoncer ces tripatouillages de dernière minute qui discréditent l’école.
Un filtrage numérique pour stopper les fraudes des correcteurs
Le patron de l’OBC a révélé que les délibérations s’étendent de jeudi à vendredi dans plusieurs centres d’examen de Yaoundé. Pourtant, l’ambiance n’est pas à la fête dans les bureaux. Minkoulou, agacé par ces pratiques d’un autre âge, a fermement mis en garde tous les présidents de jury qui tentent de maquiller la réalité en distribuant des points cadeaux pour sauver les meubles. Pour contrer cette dérive récurrente, l’institution déploie un système de filtrage informatique très strict. Ce dispositif technologique croise quatre sources de données distinctes pour débusquer la moindre anomalie suspecte. La machine compare de manière autonome le procès-verbal numérique, le PV physique rédigé à la main par les secrétaires, les en-têtes anonymes des copies et les feuilles d’examen réelles des candidats. Dès que la congruence globale est validée, le logiciel génère la liste finale des admis. Le chiffre fait mal.
Une menace directe sur la valeur du diplôme
Cette baisse du niveau scolaire s’accompagne d’une tricherie que l’on n’attendait pas à ce niveau de responsabilité. Si même les présidents de jury se mettent à fabriquer des bacheliers fictifs, on est mal barrés. Comment en est-on arrivé là ? Franchement, la fraude administrative montre que le malaise de notre école est profond. L’OBC veut automatiser l’ensemble du processus, c’est-à-dire supprimer l’intervention humaine lors des corrections pour éviter les arrangements individuels. Cette plateforme numérique, déjà opérationnelle à Yaoundé, permet déjà de se passer de la délibération physique traditionnelle. On espère que ce modèle automatisé s’appliquera bientôt à l’ensemble des corrections pour éradiquer les dérives clientélistes des correcteurs véreux. On ne sait pas encore si cette rigueur informatique va faire chuter davantage les statistiques globales.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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