Le projet d'avion de combat européen du futur divise Dassault et Airbus ces derniers temps. Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz tentent de réconcilier les deux entreprises.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:33 - Temps de lecture :

Cet avion de combat futuriste est la source de tensions depuis plusieurs semaines. Photo Sipa/Nicolas Messyasz Cet avion de combat futuriste est la source de tensions depuis plusieurs semaines. Photo Sipa/Nicolas Messyasz

Le président français Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi qu'il avait décidé avec le chancelier allemand Friedrich Merz de lancer une « mission de rapprochement » pour tenter de réconcilier Airbus et Dassault, qui s'opposent sur le projet d'avion de combat européen, le Scaf.

« On a décidé ensemble de lancer une mission de rapprochement d'Airbus et de Dassault dans les semaines qui viennent (...) pour trouver justement les voies de convergence », a assuré le chef de l'État français, lors d'un sommet européen à Bruxelles.

Les deux dirigeants ont dîné en tête-à-tête mercredi soir dans la capitale belge avant ce sommet. Alors que leur décision commune sur l'avenir de ce projet est attendue depuis la fin 2025, ils ont décidé de temporiser une fois de plus, sans trancher.

Les industriels « n'arrivent pas à s'entendre »

« Je crois beaucoup à ce projet. Je pense qu'il est pertinent stratégiquement » et « les armées français et allemandes pensent qu'il est pertinent », a assuré Emmanuel Macron. Les industriels aussi selon lui, mais « ils n'arrivent pas à s'entendre ». « Notre travail, c'est faire en sorte qu'ils s'entendent » sur ce « cap », qui est « clair » et « fait consensus entre toutes les parties prenantes », a-t-il insisté.

Le constructeur français Dassault a accusé début mars l'avionneur européen Airbus de torpiller le projet d'avion de combat européen du futur, qui a déjà du plomb dans l'aile.

Le Scaf est un projet emblématique de coopération dans la défense européenne, lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière allemande de l'époque Angela Merkel. L'Espagne a rejoint ce projet en 2019. Mais les rivalités industrielles minent son avancée, et Berlin n'exclut pas de préférer une option à deux avions distincts, qui n'a pas les faveurs de Paris. 

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