NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La « mobilité résidentielle » se contracte en raison du contexte économique, selon le baromètre annuel de Nextories sur le rapport des Français au déménagement, dévoilé ce vendredi. Décryptage.
L.G. - Hier à 06:23 | mis à jour hier à 12:00 - Temps de lecture :
La haute saison des déménagements va bientôt commencer : selon l'agence spécialisée Nextories, sur l'ensemble des déménagements réalisés au cours de l'année, 10,34 % ont lieu en juin - ce qui fait de ce mois le plus chargé de l'année. Mais y en aura-t-il autant en 2026 que les années précédentes ? Dans son baromètre annuel, Nextories note que la mobilité résidentielle est « empêchée » par le contexte économique défavorable.
En 2024-2025 déjà, l’inflation avait freiné les Français dans leurs projets de déménagement : parmi les 41 % qui prévoyaient de bouger, 44 % avaient dû renoncer ou reporter leur projet à cause du contexte économique. Une proportion similaire à celle des 12 derniers mois, selon un nouveau sondage Ipsos Digital pour Nextories (*) publié ce vendredi. « En revanche, les arbitrages ont changé », indique Matthieu Dumont, responsable marketing chez Nextories. « Ce qui a le plus freiné les Français dans leur déménagement, c’est la hausse du coût de la vie ». Parmi les Français qui ont reporté (28 %) ou renoncé (16 %) à un déménagement, 58 % évoquent la hausse des prix comme motif (+7 points). Lors du précédent baromètre, les prix trop élevés de l'immobilier étaient cités en premier. Ce motif figure désormais en deuxième position (42 %), devant la pénurie de logement (27 %), le coût du déménagement (21 %) ou la hausse des taux d'emprunt (19 %).
Rattrapés par « la réalité du quotidien »
La capacité de mobilité résidentielle des Français n'est pas seulement contrainte par les tensions qui traversent le marché immobilier : elle l'est aussi – et « de plus en plus » – par « la réalité du quotidien », observe Matthieu Dumont. Seulement 22 % des Français envisagent ainsi un déménagement au cours des 12 prochains mois. Soit une baisse de 10 points par rapport à 2025. « La mobilité ne disparaît pas, mais elle se contracte », nuance le baromètre. Les personnes qui souhaitent déménager invoquent de moins en moins des « raisons personnelles » (-16 points en un an). Elles sont désormais quasiment autant motivées par la perspective d'avoir « un logement plus grand ou mieux adapté » (37 contre 34 %). Pour Nextories, cela traduit « un affaiblissement du déménagement "choisi" ». Autrement dit, les déménagements sont davantage guidés par des contraintes (professionnelles, familiales ou économiques) que par un choix de vie.
« On ne planifie plus la mobilité, on réagit. On a moins cette possibilité de répondre à une envie personnelle », résume Matthieu Dumont. Pour lui, l'intérêt des Français pour la mobilité résidentielle reste inchangé. Au-delà du « portefeuille [qui] joue un rôle important », il note « une forme d’attentisme en ce moment sur le marché » en raison des incertitudes liées au « contexte géopolitique international » ou encore à « la présidentielle ».
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus Flourish (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
« La fin de l’exode urbain »
À noter qu'une large majorité des Français ne souhaitant pas déménager (8 sur 10) explique être bien là où elle est. D'ailleurs, grâce à ses données de terrain (**), Nextories observe « la fin de l’exode urbain post-Covid » : « Il y a de plus en plus d’installations et de moins en moins de départs dans les grands bassins de population. On commence à retrouver une forme d’équilibre », développe Matthieu Dumont. C'est le cas à Paris, et plus encore dans le Rhône.
Le sud de la France, lui, reste « très attractif », mais « ses habitants ont plus tendance à quitter le département qu’auparavant », poursuit le responsable marketing. Quant à la Côte-d'Or, « il y a une dynamique assez importante sur ce département » : l'évolution des flux entrants et sortants y est particulièrement forte.
(*) Étude Ipsos Digital réalisée du 3 au 7 avril 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français âgés de 18 à 75 ans.
(**) Données internes de Nextories sur plus de 200 000 projets de déménagement pris en charge entre 2022 et 2025.


3 week_ago
43



























.jpg)






French (CA)