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Le corps retrouvé calciné à Launaguet mardi 8 septembre 2026 serait celui d'une mère de famille dont le mari aurait tenté de se suicider peu après l'incendie. On fait le point.
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Par Anaëlle Montagne Publié le 8 sept. 2026 à 13h56
L’odeur de brûlé flotte encore dans l’air, devant la maison de la rue Aimé Césaire cerclée de rubalises. Des traces de suie recouvrent la façade du garage où un corps a été retrouvé partiellement calciné, ce mardi 8 septembre 2026 au petit matin, suite à un incendie survenu vers 5 heures à Launaguet, au nord de Toulouse. Celui d’une de femme de 40 ans. Tout laisse à penser qu’il s’agit de celui de Sandra, une mère de famille qui travaillait de nuit et venait tout juste de rentrer chez elle. Son mari Moïse, âgé de 54 ans, avec qui elle était en instance de séparation, a été retrouvé très grièvement blessé par balle peu après l’incendie, dans un lotissement situé à proximité de la maison. Il est toujours entre la vie et la mort, en début d’après-midi, selon le parquet.
Au moins deux enfants se trouvaient dans le logement au moment des faits : la fille du couple âgée de 9 ans et sa sœur de 17 ans, née d’un précédent mariage. Elles se trouvaient vraisemblablement à l’étage de l’habitation et ont prévenu des proches par téléphone « que la maison était en feu », à 5h50 du matin. Lorsque les pompiers sont arrivés, il était déjà trop tard pour la victime. Que s’est-il joué au sein de ce foyer cette nuit ? S’agit-il d’un féminicide suivi d’une tentative de suicide ? Les dernières infos.
En couple depuis plus de dix ans
« J’ai été réveillée par les bips de l’alarme incendie », souffle une voisine, qui vit dans le même lotissement que la famille. « Je cherchais d’où ça venait, mais je n’ai pas pensé à la maison de Sandra. »
Les pompiers débarquent avant 6 heures du matin dans la rue Aimé Césaire. Ce sont eux qui retrouvent le corps de la victime, et non les enfants qui, au moment d’évacuer le domicile, ne savent pas où est leur mère.
« Il s’agit d’une femme de 40 ans, dont le haut du corps est en partie calciné », détaille le parquet. « Une douille de 7,65 mm a été retrouvée dans le garage. » A-t-elle servi à blesser mortellement la victime, avant l’incendie ? On sait en tout cas que l’arme qui pourrait avoir servi sera retrouvée quelques instants plus tard, avec l’ex-conjoint de la victime.
L’ex-compagnon de Sandra est toujours entre la vie et la mort
Selon toute vraisemblance, il aurait quitté la maison après l’incendie avant de se rendre place Georges Méliès, au niveau d’un lotissement qui jouxte le gymnase La Palanque. Il a été retrouvé là, gisant sur la voie publique, très grièvement blessé à la tête : il venait vraisemblablement de tenter de mettre fin à ses jours. « Il était porteur d’une arme de poing pouvant avoir tiré la douille retrouvée (au domicile, NDLR) », indique le parquet de Toulouse.
Il était entre la vie et la mort quand il a été transporté à l’hôpital. « Son pronostic vital est actuellement engagé », ajoute le parquet, à 13h30 ce mardi.
Une mesure d’éloignement avait été prononcée
En début de matinée, les techniciens en identification criminelle continuent de s’affairer sur les deux scènes de crime. Dans la rue où se trouve la maison, les affaires stockées dans le garage, complètement brûlées, gisent devant le porche. Sandra y a vécu plus de 10 ans avec Moïse, le père de sa seconde fille, de qui elle était cependant en instance de divorce.

La situation de conflit qui régnait entre les époux inquiétait particulièrement Sandra, à tel point qu’une mesure d’éloignement avait été prise récemment, et qu’elle disposait d’un téléphone grand danger (TGD).
Une plainte déposée par la victime
« Il avait été convoqué à une audience correctionnelle fixée le 13 janvier 2027 après avoir été déféré (…) le 27 juillet dernier », explique le parquet de Toulouse, « à la suite d’une plainte de la défunte pour appels malveillants par conjoint, atteinte à l’intimité par conjoint, violences psychologiques ayant occasionné un jour d’ITT » pour des faits étalés sur plusieurs mois, toujours selon le parquet.
« Il était placé sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de paraître au domicile du couple à Launaguet et de rentrer en contact avec la victime et obligation de suivi par une structure associative et interdiction de port d’arme ». De quoi laisser penser qu’on pourrait avoir affaire à un nouveau féminicide, suivi d’une tentative de suicide. Seule l’enquête ouverte pour assassinat sur conjoint permettra de le confirmer.
Le mari de la victime serait l’auteur d’un précédent féminicide
« Je ne comprends pas la justice », souffle un proche de Sandra, rencontré par Actu Toulouse. « Ils auraient dû le surveiller, d’autant qu’il a déjà commis un féminicide par le passé ». Une information que le parquet de Toulouse, contacté, doit encore confirmer.
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