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«Décision équilibrée», «Mise en danger» des habitants : à Lyon, la suppression des ZFE fait débat

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Faut-il maintenir les ZFE à Lyon et Paris, comme le demande le gouvernement ?

Votée mardi à l’Assemblée nationale, l’abrogation des zones à faibles émissions a été accueillie avec plaisir par la nouvelle présidente LR de la métropole Véronique Sarselli, mais critiquée par le maire de Lyon Grégory Doucet.

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Les députés ont voté mardi, à 275 voix pour et 225 contre, en faveur du projet de loi de simplification de la vie économique qui prévoit la suppression des contestées zones à faibles émissions, mises en place en 2019 et interdisant aux véhicules les plus polluants de circuler dans plusieurs grandes métropoles.

À Lyon, la majorité écologiste métropolitaine avait d’abord fait le choix, lors de son élection en 2020, d’appliquer un calendrier resserré sur l’interdiction des véhicules Crit’Air 3 puis 2. Les premiers, qui représentaient un quart des véhicules du Grand Lyon, ont été interdits à la circulation à Lyon et Villeurbanne le 1er janvier 2025. Les Crit’Air 2, qui englobent ainsi tous les véhicules diesel devaient eux être proscrits pour le début d’année 2026 mais le président EELV de l’époque, Bruno Bernard, avait décidé de reporter cette décision à 2028 «par principe de réalité», le renouvellement de presque 70% du parc automobile en trois ans étant impossible.

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Ville et métropole dos à dos sur les ZFE

À l’heure de l’abrogation pure et simple des ZFE, Véronique Sarselli, la nouvelle présidente LR de la métropole de Lyon, élue en mars dernier, a salué «une décision équilibrée face à un dispositif devenu dogmatique et inapplicable, injuste pour les habitants et inefficace pour l’environnement.» Selon la présidente du Grand Lyon, «les chiffres montrent que le parc automobile s’est déjà transformé en profondeur ces dernières années. Entre 2011 et 2025, les véhicules les plus polluants (Crit’Air 3, 4 et 5) ont chuté de plus de 60%, passant de 482.000 à moins de 185.000 véhicules. La transition écologique du parc automobile est déjà engagée, portée par le renouvellement naturel des véhicules».

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Le maire Grégory Doucet a de son côté dénoncé «une mise en danger de la santé des Lyonnais». «Les zones à faibles émissions ne sont pas un problème mais une solution. Le dispositif existant a permis d’accompagner et même d’accélérer la transformation du parc automobile français. À Lyon, on commençait d’ailleurs tout juste à en ressentir les effets avec une baisse significative de la pollution. Ce dispositif et son accompagnement mériteraient d’être renforcés, pas d’être supprimés», a-t-il déploré. L’élu écologiste a fait part de sa volonté «de préserver les zones à faibles émissions sur son territoire» et a appelé le gouvernement «à revenir sur cette décision».

Dans la métropole de Lyon, la circulation est responsable de 50% de l’émission des oxydes d’azote Nox, de 33% des gaz à effet de serre et d’entre 12,5% et 14% des particules fines.

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