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La campagne a débuté plus tôt qu’ailleurs chez les libéraux jeudi matin, mais ça n’a pas empêché les journalistes de l’autobus de passer à un cheveu de rater leur première conférence de presse de la campagne.
Arrivée à l’avance sur la promenade Samuel-De Champlain pour le premier discours du chef, devant le fleuve Saint-Laurent, l’équipe libérale avait laissé les journalistes dans le bus pour travailler… au point de les oublier quand les discours ont commencé vers 9 h 15.
Entouré de ses candidats sous un temps radieux, Charles Milliard a causé la surprise en annonçant qu’il avait exclu un nouveau candidat, dans Rimouski, Étienne Pineau Saindon, après avoir été mis au fait d’« informations inquiétantes ».
La journée a aussi été marquée par les premiers dégâts dans l’habitacle, quand un freinage un peu raide a fait s’envoler une boisson gazeuse et un verre d’eau vers l’ordinateur du Devoir, dont la touche « e » ne fonctionne plus désormais.
Avant de prendre la route pour Sherbrooke, le chef a voulu s’arrêter dans un bar laitier où il a ses habitudes, La Florida, à Batiscan, dans la circonscription de Champlain. De Betty Boop à Ronald McDonald, l’établissement au kitsch assumé est tapissé de jouets et d’icônes américaines. « Il n’est pas question d’aller en Floride, mais La Florida, ça, c’est parfait », a lancé le chef à son arrivée, histoire qu’on ne voie pas dans cet arrêt un quelconque hommage à l’Oncle Sam, en plein conflit commercial.
Cette petite pause a aussi permis à un journaliste du Nouvelliste de questionner le chef libéral sur le dossier chaud dans la région : le projet TES. Ce projet de 4 milliards de dollars vise à construire une usine de production d’hydrogène à Shawinigan, idée qui est généralement bien accueillie. Or, il prévoit aussi la création d’un parc éolien pour alimenter l’usine, qui fait face à une vive opposition des agriculteurs.
Après avoir affiché un penchant favorable au projet en avril en déclarant qu’il fallait parfois « forcer la main pour développer », Charles Milliard a plutôt insisté jeudi sur l’importance de s’en remettre au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. L’expression « forcer la main » a été « surinterprétée », a-t-il dit. « Il n’est pas question de forcer la main des Québécois. Il est question d’écouter les différentes opinions. »


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