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« De l’air », demandent des enseignants au prochain gouvernement

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La promesse d’états généraux sur l’éducation par plusieurs partis politiques réjouit Monica Chiasson, la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer-CSQ. Mais les demandes des enseignants ne s’arrêtent pas là, selon la représentante : il leur faut davantage de ressources pour retenir les recrues dont ils ont tant besoin.

Selon Mme Chiasson, la pénurie de main-d'œuvre n’épargne pas le milieu de l’enseignement dans la région. L’attraction et la rétention du personnel sont donc ses principales demandes pour le prochain gouvernement.

La mesure à prioriser, selon elle : l'insertion au travail des nouveaux enseignants. À Fermont, par exemple, plusieurs d’entre eux obtiennent du mentorat. Par contre, les collègues font celui-ci en heures supplémentaires, explique-t-elle, au risque de s’épuiser.

Et si les recrues n’obtiennent pas l’accompagnement nécessaire, elles risquent de quitter précipitamment la région, estime la représentante syndicale.

Il faut de l’air aux enseignants, affirme Monica Chiasson. C’est pourquoi elle demande davantage de ressources au prochain gouvernement.

Monica Chiasson porte un veston rouge et prend la pose sur une rue à Sept-Îles.

Monica Chiasson, la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer, se bat depuis des années pour la valorisation du métier d'enseignant. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

L’état des lieux

Le directeur du Centre de services scolaire du Fer, Marc-André Masse, reconnaît avoir les mains liées par le nombre restreint d’enseignants en poste. On fait quand même de l’accompagnement, mais pas autant qu’on voudrait, dit-il.

Le mentorat est concentré sur les nouveaux professeurs qui en ont le plus besoin, selon lui : les jeunes diplômés qui ont peu d’expérience de travail et les enseignants qui n’ont pas de brevet.

Il souligne toutefois que le CSS du Fer mise sur d’autres moyens pour soutenir l’intégration de ses nouveaux employés. Les communautés de pratique, par exemple, sont des espaces collaboratifs entre enseignants. Ça les aide à s’arrimer aux mêmes pratiques probantes, affirme M. Masse.

Besoin d’une grande réflexion

La classe ordinaire n’existe plus. Beaucoup de nos élèves ont des difficultés d’apprentissage ou de comportement, insiste Monica Chiasson, au micro de Bonjour la Côte.

Ce n’est qu’un des changements structurels des dernières années qui justifient, selon Monica Chiasson, la tenue d’états généraux sur l’éducation. Cette position est d’ailleurs celle de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) dans son ensemble.

Les audiences des états généraux sur l'éducation de 1995 débutent à Jonquière.

Les audiences des états généraux sur l'éducation de 1995 débutent à Jonquière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

Depuis le début de la campagne, trois partis ont promis de tenir une telle réflexion à l’échelle de la société, soit le Parti québécois, le Parti libéral et Québec solidaire.

Le dernier exercice du genre remonte à 30 ans, alors que Jacques Parizeau était premier ministre.

Avec les informations de Bis Petitpas

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