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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/09/2026 à 03h24

Le deuxième mandat du secrétaire général de l’ONU António Guterres prendra fin en décembre. Quatre femmes et trois hommes briguent sa succession.
Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez a lancé mercredi un appel à la tribune de l'ONU pour qu'une femme issue d'Amérique latine prenne la tête de l'institution, dans un fervent plaidoyer pour les Nations unies. «Comment une organisation qui prétend parler au nom de l'humanité tout entière peut-elle n'avoir jamais eu de femme à sa tête ? Comment pouvons-nous prétendre représenter tous les continents si, depuis trois décennies, nous n'avons pas permis au troisième continent le plus peuplé d'occuper cette fonction ?», a-t-il lancé depuis New York.
Le secrétaire général de l'ONU António Guterres arrive fin décembre au terme de son deuxième mandat de cinq ans. Quatre femmes et trois hommes briguent sa succession, dont plusieurs issus du continent sud-américain. Selon une tradition géographique d'alternance entre continents, pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste.
«C'est une dette historique que nous devons solder. Et aujourd'hui plus que jamais, alors que le féminisme est attaqué, que des milliers de femmes sont victimes du machisme, de la violence et de la xénophobie, nous devons réaffirmer cet engagement», a insisté Pedro Sanchez devant l'Assemblée générale de l'ONU.
«La primauté du droit»
Le chef du gouvernement espagnol a également vigoureusement défendu les principes du multilatéralisme attachés à l'ONU, contre les responsables politiques «qui veulent nous ramener à un sombre passé». Sans citer personne, ce critique de Donald Trump a décrit des dirigeants qui «commencent par remettre en cause les règles, puis les enfreignent, en sachant pertinemment que personne n'osera leur demander des comptes».
«Ils réduisent leurs contributions aux organisations multilatérales comme celle-ci. Ils s'en prennent à leurs dirigeants et à leurs responsables. Ils entravent la capacité de ces organisations à agir, pour ensuite les décréter inutiles et affirmer que nous pouvons nous en passer», a poursuivi le dirigeant socialiste.
Face à cet assaut contre les institutions internationales, il a appelé au contraire à «renforcer» les organisations comme la Cour pénale internationale «afin qu'elles puissent enquêter, poursuivre et sanctionner ceux qui enfreignent les règles». «Il a fallu des siècles à l'humanité pour remplacer la loi du plus fort par la primauté du droit et nous ne devons pas être la génération qui fera marche arrière», a encore dit Pedro Sanchez.


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