François, 8 ans, estime que débarrasser la table fait de lui une «victime du joug familial». Il se braque et pique une colère noire si la demande est réitérée. Face au tsunami, sa mère accomplit la tâche pour éviter le conflit, tandis que son père gronde fort. Les deux parents ont tort, estime la pédopsychiatre Gisèle George dans Mon enfant explose pour un rien. Comprendre et apaiser la frustration, un ouvrage salutaire qui vient de sortir aux Editions Odile Jacob. La bonne attitude? Rester neutres, quasi sans réaction, quand François fait sécession et, en parallèle, imaginer un jeu avec le reste de la famille autour des tâches ménagères. Démobilisé par l’absence de riposte et titillé par l’excitation collective, François finira par entrer dans la danse des corvées.
Trop simple pour être vrai? Gisèle George admet que le schéma ne fonctionne pas à chaque fois, mais assure que lorsque les parents parviennent à rester zen et à valoriser ce qui fonctionne, ils ont déjà gagné. Surtout, la spécialiste invite les géniteurs à ne jamais prendre personnellement les attaques des juniors. Des ados qui, en pleine crise, expriment leur haine de leurs parents, voire leur envie de les tuer – ça arrive – deviennent de vrais agneaux lorsque la pédopsychiatre leur fait valoir qu’il serait bien plus grave d’avoir des parents totalement indifférents à leur sort.


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