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Symbole du volontarisme chinois en matière d’infrastructures, cette province du sud du pays a, en une décennie, vu se multiplier les méga-ponts, les aéroports et les nouveaux quartiers. Cette course à la démesure a aussi produit des dettes administratives ingérables, des scandales liés à la corruption et des chantiers inachevés.

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Touristes devant le pont de Huajiang, le plus haut du monde, à 625 mètres au-dessus de la rivière Beipan, dans la province du Guizhou (Chine), le 28 septembre 2025.  Touristes devant le pont de Huajiang, le plus haut du monde, à 625 mètres au-dessus de la rivière Beipan, dans la province du Guizhou (Chine), le 28 septembre 2025.

Le show a lieu tous les jours, à 15 heures. Le pont sur le canyon de Huajiang n’est pas seulement le plus haut du monde, suspendu à plus de 600 mètres au-dessus de la rivière Beipan. Il crache aussi de l’eau. Durant quelques dizaines de minutes, un voile d’eau tombe dans le vide depuis le tablier vert jusqu’au fleuve. Des touristes de passage dans ce coin reculé du sud de la Chine observent l’impressionnante cascade avec étonnement, depuis une aire d’autoroute située à l’extrémité du pont long de trois kilomètres.

En creusant sur la rive nord pour construire les piliers du pont, les ingénieurs sont tombés sur une poche aquifère, dont il faut laisser s’échapper l’eau. Ils en canalisent une partie pour créer cette surprenante attraction, exemple supplémentaire de la démesure que cultive la Chine. Wei Liuhua, une professeur de collège, de passage dans la région avec sa fille de 19 ans, Junyun, fait étape ici pour découvrir cette féerie des eaux. « En Chine on dit souvent : “si tu veux devenir riche, commence par construire une route.” Pour améliorer la vie des gens, il faut leur apporter des transports », s’amuse la mère, reprenant l’idiome devenu l’emblème du pays et sa politique de réformes.

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