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Plus de 7 500 logements ont été détruits ou endommagés par les bombardements israéliens, laissant entrevoir des déplacements durables.

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Banlieue sud de Beyrouth, le 18 avril 2026. Banlieue sud de Beyrouth, le 18 avril 2026.

Une balançoire est encore suspendue au plafond du préau d’un immeuble, à Jamous, dans la banlieue sud de Beyrouth. La façade est endommagée et des vitres menacent de tomber à tout moment. « Vous voyez le sixième ? C’était chez moi, dit Rania Bazzi. Les fondations sont fichues. Il suffirait d’un rien pour que le bâtiment s’écroule. » C’est la conséquence du bombardement d’un édifice mitoyen, qui gît au sol. Vendredi 17 avril, au premier jour de la trêve au Liban, après plus de six semaines de guerre entre Israël et le Hezbollah, ils font le constat avec ses voisins qu’ils ne reviendront pas vivre chez eux.

La banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah et vaste territoire résidentiel de la communauté chiite rassemblant plusieurs quartiers, est de nouveau accessible. Aux entrées, les barrages du mouvement armé allié de Téhéran, mis en place durant la guerre, ont été retirés. De rares habitants y venaient en visite ces dernières semaines.

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