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La chaîne L’Équipe diffuse un documentaire inédit qui rend hommage à David Poisson, skieur décédé en 2017, et à la prise de risque des athlètes.
Passer la publicité Passer la publicitéLe 13 novembre 2017, David Poisson décédait lors d’un entraînement au Canada après une sortie de piste. Le descendeur de l’équipe de France de ski alpin, médaillé de bronze aux championnats du monde en 2013, avait 35 ans. Huit ans plus tard, à l’aube des Jeux olympiques de Milan-Cortina qui débutent dans quelques jours, L’Équipe diffuse le documentaire David Poisson, il était une flamme, réalisé par l’ancien skieur de haut niveau Thibault Payré.
Un film qui rend hommage à l’athlète disparu, tout en plongeant le téléspectateur dans le quotidien des descendeurs de l’équipe de France qui s’élanceront sur la piste glacée du Stelvio, l’une des plus spectaculaire au monde, ce samedi 7 février dès 11 h 30. « C’est une histoire à part dans le ski français, un événement tragique. David Poisson était l’un des piliers du groupe France, précise Jean-Baptiste Renet, rédacteur en chef de L’Équipe Explore. Certains de ses coéquipiers vivent leur dernière saison et ils tenaient vraiment à lui rendre hommage et à s’ouvrir sur ce sujet, tout comme sa maman, qui nous ouvre ses portes et parle en longueur pour la première fois. Cela donne un double récit : comment le souvenir de David Poisson accompagne encore ses coéquipiers les plus anciens et sa maman, mais aussi ce qu’est la condition de descendeur. »
Un champion sans peur
Le documentaire débute à Peisey-Nancroix où le champion a grandi auprès de parents restaurateurs. Des images d’archives mais aussi les témoignages de ses proches, sa maman - formidable Jeannette -, son frère et ses anciens coéquipiers, permettent de dresser le portrait de ce champion solaire au grand cœur. L’enfant intrépide qui ne tenait pas en place, s’est transformé au fil des ans en homme passionné de vitesse ne connaissant pas la peur. Au point de considérer les chutes comme de la drogue tellement la décharge d’adrénaline s’avérait grisante, comme il l’avait confié dans une interview. Dur au mal, celui qui adorait transmettre aux plus jeunes, était surnommé « Cailloux » par ses coéquipiers. « On le pensait indestructible », confie l’un d’entre eux.
Parallèlement à cet hommage qui retrace la vie et la carrière de David Poisson de manière chronologique, les caméras ont suivi les descendeurs, en décembre dernier, quelques jours avant la course de Val Gardena comptant pour la Coupe du monde, de la reconnaissance de la piste jusqu’à la course en elle-même. L’occasion pour chacun d’entre eux de décrypter leurs sensations sur la piste et pour les téléspectateurs, de mesurer un peu mieux les difficultés et les risques inhérents à la discipline. « Tous racontent ce que c’est que de se jeter à 150 km/h sur une pente glacée, ce qui équivaut à skier sur du carrelage. Ils jouent leur vie à chaque descente. On a pu tourner en immersion avec eux, c’est assez rare », poursuit Jean-Baptiste Renet. Des caméras immersives permettent de suivre les skieurs sur la piste tandis que ces derniers décrivent leurs ressentis. « Ce sont des sensations de force centrifuge qui sont énormes dans les cuisses, dans le virage ou dans les compressions. Il faut être en alerte permanente. On a le vent qui siffle dans les oreilles, l’air qui nous appuie un peu partout sur le corps », explique l’ex-descendeur Adrien Théaux. « C’est vraiment un timing ultra-précis, comme si on dansait sur de la glace à une vitesse un peu folle », complète Cyprien Sarrazin. Si l’ensemble des descendeurs ressentent une forme de peur, tous ne mesuraient pas, avant le décès de leur camarade, le risque de mort en pratiquant leur discipline.
Un documentaire fort qui remet en lumière David Poisson et offre une plongée unique au cœur de cette discipline spectaculaire.


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