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  • A l'issue des législatives, Mette Frederiksen a présenté sa démission au roi

Au lendemain d'élections législatives qui ont consacré un net recul de son parti, la Première ministre sortante sociale-démocrate Mette Frederiksen a présenté sa démission au roi.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:16 | mis à jour aujourd'hui à 11:17 - Temps de lecture :

Mette Frederiksen, la Première ministre du Danemark. Photo Sipa/AP/Mads Claus Rasmussen Mette Frederiksen, la Première ministre du Danemark. Photo Sipa/AP/Mads Claus Rasmussen

La Première ministre sortante du Danemark Mette Frederiksen a présenté sa démission ce mercredi au roi, au lendemain d'élections législatives qui ont consacré un net recul de son parti, les sociaux-démocrates. Le roi va recevoir les partis en vue des négociations sur la formation d'un futur gouvernement de coalition, qui s'annoncent compliquées. 

« Bien sûr, je regrette que nous n'ayons pas obtenu plus de voix » avait lancé mardi la leader sociale-démocrate, qui s'était dite « prête à assumer » à nouveau le rôle de Première ministre du Danemark.

Les résultats du scrutin ont placé le bloc de gauche en tête mais sans majorité. Avec 21,9% des voix, les sociaux-démocrates sont à leur niveau le plus bas depuis 1903, loin des 27,5% de 2022. « Nous nous attendions à reculer, car c'est normal lorsqu'on se présente pour la troisième fois », avait reconnu Mette Frederiksen, 48 ans, qui dirige le gouvernement depuis 2019. 

Quelle composition du gouvernement  ?

Les cinq partis du bloc de gauche obtiennent 84 des 179 sièges de l'assemblée, en deçà donc de la majorité absolue. A droite, les six partis comptabilisent 77 sièges.
Les Modérés (centre) conduits par le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen décrochent 14 sièges, et joueront ainsi un rôle décisif dans les négociations pour la composition du prochain gouvernement, qui s'annoncent particulièrement ardues.

Au Danemark, pays prospère de six millions d'habitants, la campagne avait surtout tourné autour de questions intérieures comme le coût de la vie, l'Etat providence et l'environnement.

Le modèle de l'agriculture intensive danoise, particulièrement l'élevage porcin, a été au centre de la campagne. Face à une extrême droite puissante depuis la fin des années 1990, il a aussi été question d'immigration, les sociaux-démocrates plébiscitant un nouveau tour de vis en la matière.

« Il existe toujours une très large majorité en faveur d'une politique d'immigration stricte au Danemark », a dit Mette Frederiksen lors de son discours.

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