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Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a affirmé mardi que son pays ne redeviendrait « jamais » une colonie ou une néocolonie, après que le président Donald Trump a publié une carte sur laquelle l’île communiste fait partie du territoire américain.
« Cuba, qui connaît bien ce que signifie avoir été une colonie et une néocolonie de deux empires, sait clairement qu’elle ne le redeviendra jamais, et d’aucun empire », a déclaré Miguel Diaz-Canel sur X, sans toutefois mentionner directement le message que le président américain a publié lundi sur son réseau Truth Social.
Le message de Donald Trump montre une carte retouchée sur laquelle les États-Unis, le Mexique, le Canada, Cuba, le Groenland et l’Islande sont recouverts du drapeau américain.
« Le sang qui a coûté (à Cuba) son indépendance, sa souveraineté et son autodétermination ne le sera pas en vain, et nous les défendrons jusqu’aux dernières conséquences », a mis en garde le président cubain.
#Cuba, que conoce bien el significado de haber sido colonia y neocolonia de dos imperios, tiene claro que jamás volverá a serlo de ninguno. La sangre que ha costado su independencia, soberanía y autodeterminación no será en vano y la defenderemos hasta las últimas consecuencias.
— Miguel Díaz-Canel Bermúdez (@DiazCanelB) September 8, 2026Cuba a été une colonie espagnole pendant près de 400 ans. En 1898, l’Espagne a perdu sa domination sur l’île après la guerre hispano-américaine. Cuba est alors passée sous occupation militaire des États-Unis jusqu’en 1902, date à laquelle elle est devenue une république indépendante, bien que sous la forte dépendance de Washington.
Cette période sous l’influence des États-Unis s’est prolongée jusqu’au succès de la révolution menée par Fidel Castro en 1959.
Depuis le début de l’année, les relations entre Cuba et les États-Unis se sont considérablement tendues.
Donald Trump affirme que Cuba, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et a menacé à plusieurs reprises de « prendre le contrôle » de l’île.
Washington, qui ne cache pas sa volonté de voir un changement de régime chez son voisin et ennemi idéologique, impose depuis janvier un blocus pétrolier de facto à l’île de 9,4 millions d’habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique.


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