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Le système de justice criminelle des États-Unis tente d'extrader un homme de Saskatoon qu’il accuse d’avoir illégalement piraté des systèmes informatiques d'universités américaines à des fins de cyberattaques pour obtenir des données liées au minage de cryptomonnaies.
Avec ces accusations, Ryan James Roach, âgé de 34 ans, est accusé de conspiration pour mener un accès non autorisé d’un ordinateur. Cette accusation est passible d’une peine de 10 ans de prison au Canada.
L’individu est accusé d’avoir installé des logiciels malveillants et d’avoir infiltré des serveurs distants afin de prendre le contrôle de superordinateurs.
L’affaire est actuellement entre les mains d’un juge de Saskatoon, qui déterminera si l'homme sera effectivement extradé. Ce dernier doit notamment répondre aux critères d’extradition canadienne, selon les preuves soumises par la justice américaine. Le suspect, représenté par l’avocate Patricia Farnese, maintient son innocence.
Selon des sources, un établissement scolaire américain aurait subi des pertes frôlant les 337 000 $ US (environ 460 000 $ CA) en dommages causés à sa réputation en raison de l’infraction.
Ryan James Roach est actuellement poursuivi par le procureur américain pour le District de l’ouest de New York.
Selon des procédés judiciaires, Ryan James Roach aurait mis la main sur des identifiants de connexion, en plus de compromettre l’accès à des serveurs de superordinateurs.
L’homme aurait également collaboré avec un Ontarien dans sa démarche pour s'emparer de réseaux d’ordinateurs universitaires.
Le minage de cryptomonnaie en tant que tel n’est pas illégal. C’est plutôt la manière dont le Saskatchewanais s’est procuré les informations qui lui est reprochée et qui fait l’objet d’une poursuite.
Appelé à commenter l’affaire, Andreas Park, professeur de finance à l’Université de Toronto qui s’intéresse à la question des systèmes de chaînes de blocs, explique que les manœuvres effectuées par Ryan James Roach ont probablement servi à un processus de recherche. C’est comme si quelqu’un prenait la voiture de son voisin et la conduisait à titre de chauffeur d’Uber. Ce n’est bien sûr pas permis. Il s’agit d’un abus de ressources publiques, illustre-t-il.
Une enquête ouverte par le FBI
Le FBI (Bureau fédéral d'enquête) dit avoir également ouvert une enquête sur l’affaire.
Les procédés judiciaires cités en cour indiquent que les enquêteurs analysent scrupuleusement les adresses IP, les adresses courriel, les journaux de serveurs et les enregistrements d'hébergement. Des allégations de référencements volés et de logiciels malveillants sont citées dans la mise en accusation.
Les procureurs ont également plaidé que l’identité judiciaire recueillie auprès de l’accusé leur permet de justifier une extradition en sol américain. Les allégations n’ont par contre pas été prouvées devant une cour de justice jusqu’à maintenant.
L’arrestation de Ryan James Roach est survenue en décembre 2025. L'homme a été maintenu en détention jusqu’à sa remise en liberté sous caution, après qu'un juge eut déterminé que sa détention n’était pas nécessaire.
Face à une audience d’extradition
La prochaine étape pour Ryan James Roach est l’audience d’extradition, prévue pour le 3 avril, à Saskatoon. Il ne s’agit pas d’un procès au criminel, et elle ne déterminera pas s’il est coupable ou innocent.
Un juge devra plutôt déterminer si les preuves américaines sont en accord avec les critères d'extradition du Canada et si les faits reprochés à l'homme justifient des poursuites au Canada.
Si l’accusé est soumis à une ordonnance d'extradition, l’affaire sera transmise au ministre canadien de la Justice, qui prendra sa décision finale.
Avec les informations d’Aishwarya Dudha


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