Une centaine de communes de Gironde ont été reconnues en catastrophe naturelle après les crues du mois dernier. Routes, digues et infrastructures sont fortement endommagées, avec des réparations estimées à plusieurs millions d’euros. Habitants, associations et collectivités se mobilisent pour remettre les zones sinistrées en état.
Une centaine de communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle en Gironde après les crues exceptionnelles, les inondations et les tempêtes qui ont frappé le département le mois dernier. Au fil des jours, l’ampleur des dégâts apparaît plus clairement et la facture s’annonce déjà très lourde, avec des réparations estimées à plusieurs millions d’euros.
Dans les zones touchées, les habitants se mobilisent pour aider à la remise en état. Des élans de solidarité se multiplient dans les quartiers sinistrés et au sein des associations, dont certaines infrastructures ont été directement touchées par les inondations.
Des routes et des digues très endommagées
Le travail reste néanmoins colossal. Maisons, commerces, axes routiers et digues ont été durement touchés, en particulier dans le sud du département.
Selon une première estimation du conseil départemental de la Gironde, les dégâts sur le réseau routier représentent déjà un peu plus de 4 millions d’euros. Affaissements de chaussée et glissements de terrain ont fragilisé plusieurs routes.
La Garonne est désormais revenue dans son lit, mais les collectivités continuent d’évaluer l’étendue des dégâts. La Communauté de communes du Réolais, fortement touchée, a notamment lancé un audit des digues.
Stéphane Pommier, directeur général des services de la collectivité, explique l’ampleur des travaux à venir : "On a entrepris un travail d’audit des digues qui avaient été reconstituées après les crues de 2021. On est reparti pour certainement le même montant de travaux. En gros, aujourd’hui, un kilomètre de digue, c’est 1 million d’euros. Et on a 800 mètres linéaires de digue à reconstituer, sachant qu’à court terme, on est en plus obligé de faire des travaux qui nous permettront de résister à de nouvelles montées des eaux que l’on peut attendre d’ici le printemps".
Un stade de rugby resté sous l'eau
Les infrastructures sportives n’ont pas été épargnées. À La Réole, le stade de rugby, situé en bord de Garonne, est resté sous les eaux pendant plus de dix jours.
Pour le club local, la remise en état représente déjà une dépense importante. Son président, Yann Daood, évoque une facture qui grimpe rapidement : « D’énormes dégâts, aujourd’hui on est quasiment déjà entre 25 000 et 30 000 euros. On a lancé une campagne de dons qui est en cours ».
Solidarité et mobilisation
Face à l’ampleur des dégâts, les bénévoles et les services municipaux se mobilisent pour remettre les infrastructures en état au plus vite.
Le club de rugby de La Réole, qui évolue en Régionale 1, espère pouvoir rejouer sur son terrain dans une semaine, à l’occasion de la rencontre prévue face à Mimizan.


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