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Madrid a annoncé, mardi, avoir demandé « des réponses » à Rabat après l’afflux de plus de 70 000 migrants, fin juillet, dans l’enclave espagnole située en Afrique du Nord.
Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, au siège de l’ONU, à New York, le 22 septembre 2026. Le premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a imputé, mardi 22 septembre, la récente crise migratoire survenue à Ceuta, une enclave espagnole située en Afrique du Nord, à un échec des contrôles frontaliers marocains.
Plus de 70 000 migrants sont entrés à Ceuta les 30 et 31 juillet, à la nage ou à pied depuis le Maroc, lors d’un afflux massif inédit. La plupart sont retournés au Maroc dans les heures qui ont suivi. Toutefois, plusieurs milliers sont restés dans ce territoire espagnol, où la situation s’est depuis dégradée, donnant lieu à des violences et à des manifestations quasi quotidiennes des habitants.
« Nous enquêtons sur ce qui s’est passé durant ces journées de juillet, mais nous avons également demandé au Maroc d’agir et de nous fournir des réponses, car il est évident que son contrôle des frontières a échoué », a déclaré Pedro Sanchez lors d’une interview accordée à la chaîne CNN à New York.
Identifier des milliers de migrants
S’exprimant devant le Parlement espagnol, le 3 septembre, le chef du gouvernement avait affirmé que Madrid devait réclamer aux autorités marocaines des « explications et des changements » afin d’éviter que l’afflux de migrants à Ceuta ne se reproduise. Il avait également tenu à souligner qu’il n’existait aucune « preuve solide » laissant penser que Rabat avait orchestré cet événement.
Un rapport de la police espagnole consulté par l’Agence France-Presse (AFP) montre que le nombre de policiers marocains présents aux abords du poste-frontière était « nettement inférieur à la normale » et que les agents n’ont « fait aucun effort sérieux » pour endiguer la vague migratoire. Ce document s’appuie sur des images prises par satellite, des vidéos en libre accès et des témoignages de migrants.
Depuis lors, le gouvernement espagnol a dû identifier les milliers de migrants restés à Ceuta afin de déterminer s’ils peuvent prétendre au droit d’asile. Les mineurs non accompagnés ne peuvent faire l’objet d’une expulsion sommaire.
Le Monde avec AFP


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