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Malgré l’interdiction confirmée vendredi par le Conseil d’État, un rassemblement de protestation avait été organisé samedi par les sympathisants du comité d’ultradroite.
Neuf militants armés ont été interpellés et placés en garde à vue samedi après-midi à Paris pour «participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations», a-t-on appris auprès de la Préfecture de police (PP) de Paris. Ils ont été arrêtés dans le secteur Saint-Michel, à proximité du point de rassemblement fixé pour le départ de la manifestation d’ultradroite du Comité du 9-mai. Cette dernière avait été interdite mardi par la PP, décision rejetée par le tribunal administratif vendredi, puis finalement confirmée le même jour par le Conseil d’État, plus haute autorité administrative française.
Malgré cette interdiction, un rassemblement de protestation avait été organisé par les sympathisants du comité. C’est dans ce cadre que des contrôles ont été réalisés et que les neuf gardés à vue ont été appréhendés. Sur eux, les policiers ont notamment découvert des couteaux, des matraques télescopiques ou encore des gants coqués. Tout porte à croire que les suspects avaient l’intention d’en découdre avec des militants antifascistes dont plusieurs collectifs, pourtant eux aussi interdits de manifester ce samedi, avaient donné rendez-vous à leurs soutiens à 14 heures au métro Saint-Michel. Outre les interpellations, la PP précise que douze personnes ont été verbalisées pour «non-respect d’un arrêté d’interdiction».


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