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Coupe du Roi : aux tirs au but, la Real Sociedad couche l’Atlético et gâche la fête de Griezmann

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Le club de San Sebastián a finalement disposé des Colchoneros ce samedi, à Séville, en finale de Coupe du Roi.

Une finale épique. Et une issue terrible pour Antoine Griezmann. En quête d’un premier trophée majeur avec l’Atlético Madrid sur la scène nationale, le Français a échoué. La Coupe du Roi a finalement choisi le camp de la Real Sociedad, au terme d’une rencontre intense, disputée dans une ambiance volcanique à Seville. Il a fallu la séance des tirs au but pour voir les Basques remporter la compétition pour la quatrième fois de leur histoire (2-2 ap, 3 tab 4).

Marrero, auteur de deux parades décisives, est devenu le héros de la soirée, alors que tous les yeux étaient rivés sur Grizou, qui vit ses dernières semaines avec le club madrilène, avant de s’envoler pour la MLS.

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Griezmann passeur décisif

La soirée avait tout pour être spéciale pour Antoine Griezmann, opposé dans cette finale à son club formateur. Celui qui lui a ouvert ses portes, alors que de nombreuses équipes de Ligue 1, jugeant son physique trop frêle, ont refusé de l’accueillir. La suite, on la connaît. Un exil forcé mais à l’origine d’une formidable carrière qui l’a vu revenir chez les Colchoneros, après un passage raté au Barça.

De retour à un très haut niveau dans cette deuxième partie de saison, l’ancien métronome des Bleus a eu le mérite de se montrer décisif dans cette finale perdue. De nouveau associé à Alvarez sur le front de l’attaque, mais surtout complice dans le jeu avec Lookman, c’est lui qui est à la passe pour le Nigérian sur le but égaliseur (1-1, 19e). L’Atlético, mené après seulement quinze secondes de jeu et un but de la tête de Barrenetxea (0-1, 1ere), a su réagir après cette entame catastrophique. Griezmann, toujours aussi habité et généreux dans l’effort, aurait pu, lui-même, donner l’avantage aux siens, mais il n’a pas pu assurer sa reprise face au but (37e). C’est finalement la Real Sociedad qui est rentrée aux vestiaires avec l’avantage, grâce à un penalty transformé avec sang-froid par sa légende, Oyarzabal (1-2, 45e+1).

Signé Alvarez

Tancé par un Diego Simeone toujours aussi démonstratif devant son banc, l’Atlético est revenu sur la pelouse dans de meilleures dispositions. Avec cette fois une mainmise sur le jeu et une domination totale. Mais une énorme difficulté à surprendre un bloc défensif en béton armé. Et même en bonne position, les Colchoneros ont manqué de précision. À l’image d’une frappe en pivot non cadrée de Griezmann en début de seconde période (48e).

Influent dans ses décrochages et ses transmissions, le natif de Mâcon a finalement cédé sa place à vingt minutes de la fin du temps réglementaire. Avec la tête basse et la mine soucieuse. Spectateur attentif sur le banc, il a longtemps assisté à l’impuissance de son équipe. Mais c’était sans compter le talent d’Alvarez. Unique rescapé du quatuor offensif titulaire, le champion du monde argentin a fait basculer la rencontre. D’un superbe enchaînement à l’entrée de la surface, qui a laissé Marrero sur place (2-2, 83e). Et soulagé les milliers de supporters madrilènes présents en tribunes.

Les deux équipes épuisées, Griezmann abattu

Durant une prolongation irrespirable, les joueurs sont allés chercher au plus profond de leurs réserves. Les batteries étaient quasi-vides, mais les deux équipes ont pu se procurer chacune une balle de match pour rafler la mise avant les tirs au but. Alors que Sucic et Oskarsson ont coup sur coup buté sur Musso (98e), Alvarez, encore lui, a vu sa frappe tendue finir sa course sur l’équerre de la cage basque (100e).

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Sauvé par son montant sur cette action, Marrero a finalement décidé de l’issue de cette finale durant les tirs au but. Ses parades décisives face à Sorloth et Alvarez en début de séance ont éteint les espoirs madrilènes, définitivement annihilés par la frappe victorieuse de Marin. L’épilogue de cette soirée folle, marquée par l’abattement de Griezmann sur la pelouse. Un échec à vite digérer pour le Français et son équipe, distancés en Liga mais toujours engagés en Ligue des champions. Avec dans le viseur, une demi-finale à disputer face à Arsenal.

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