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Coupe du monde 2026 : un plateau royal en quarts de finale, avec en exergue le choc France-Maroc

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Les 8es de finale ont rendu leur verdict et laissé seulement huit équipes en course pour la couronne mondiale. Soit autant de sérieux clients, pour des affiches qui mériteront le déplacement.

France-Maroc, jeudi, 21h, Boston

Sans nul doute le choc de ces quarts de finale, ne serait-ce que parce qu’il s’agit du remake de la demi-finale d’il y a quatre ans (remportée 2-0 par les hommes de Didier Deschamps). Et qu’il opposera deux des équipes les plus brillantes et/ou convaincantes depuis le début de cette édition 2026. L’équipe de France, forte de son quatuor emmené par Kylian Mbappé et guidé par Michael Olise, dispose d’un potentiel offensif comme elle n’en a jamais eu dans son histoire. Certes, celui-ci a souffert en 8es de finale face aux rugueux Paraguayens (1-0). Mais il semble acquis que les Marocains, sans être des tendres pour autant en termes d’intensité physique, ne déploieront pas le même vice, ni la même tactique (très) restrictive que la formation sud-américaine.

Possiblement privés de leur meilleur buteur, l’inattendu Ismael Saibari, les Lions de l’Atlas ne disposent pas de la même force de frappe, c’est acquis. Mais leur milieu de terrain, autour d’un Ayyoub Bouaddi étincelant à seulement 18 ans, leurs latéraux, avec l’incontournable Achraf Hakimi, et leur gardien, Yassine Bounou, constitue une colonne vertébrale particulièrement solide, sur laquelle le Canada est venu s’échouer en 8e de finale (3-0), et avant lui le Brésil en poules (1-1) et les Pays-Bas en 16es de finale (1-1, 3 tab. à 2). Néanmoins, sur le papier, la France paraît avoir les moyens de rééditer sa victoire d’il y a quatre ans. À condition que ses attaquants ressortent leur tenue d’artistes et de magiciens du ballon rond. Car si tel n’est pas le cas, quelques lions affamés pourraient sauter sur l’occasion…

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La cote du Figaro
France 60%-Maroc 40%

Espagne-Belgique, vendredi, 21h, Los Angeles

Les favoris attendus face aux miraculés. Tel pourrait être l’accroche, digne d’un film hollywoodien, de ce quart de finale. Avec donc d’un côté des Espagnols champions d’Europe en titre, qui ont crucifié le Portugal sur le gong en 8es de finale (1-0), et de l’autre des Belges convaincants face aux États-Unis (4-1), mais qui s’en étaient sortis d’extrême justesse au tour précédent face au Sénégal, qui menait 2-0 à cinq minutes de la fin avant de se faire renverser en prolongation (3-2).

Sur le papier, la Roja part nettement avec la faveur des pronostics. Aucun but encaissé en cinq matches, un sentiment de maîtrise dans son jeu, un banc performant, une star – Lamine Yamal – plutôt discrète jusqu’à présent sur cette compétition mais qui pourrait, par l’odeur des sommets alléché, hausser le ton vendredi… Tout concourt à faire des Espagnols des demi-finalistes en puissance. Mais attention à ces Diables Rouges qui, après avoir vu le couperet de si près, n’ont plus rien à perdre et ont déjà réussi leur Mondial. Revenir dans le dernier carré, huit ans après l’échec face aux Bleus au même stade en 2018, serait un formidable bonus. Surtout si c’est pour… y retrouver la France.

La cote du Figaro
Espagne 70%-Belgique 30%

Norvège-Angleterre, samedi, 23h, Miami

La Premier League se réjouit d’avoir en son sein un buteur du talent d’Erling Haaland. Mais l’Angleterre tout entière redoute désormais de se frotter au «cyborg» norvégien, habitué à faire la pluie et le beau temps à Manchester City. Avec 7 buts inscrits, l’attaquant scandinave réalise une première Coupe du monde en carrière exceptionnelle. Et il n’est absolument pas l’arbre qui cache la forêt au sein d’une formation norvégienne qui ne manque pas d’atouts, que ce soit individuellement – Martin Odergaard en tête – que collectivement, comme l’a démontré sa superbe victoire sur le Brésil en 8es de finale (2-1).

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Mais en face d’eux, les Norvégiens s’apprêtent à défier des Anglais en mission, qui rêvent de décrocher une deuxième étoile soixante après la première (1966 à domicile). Une équipe des «Three Lions» sur courant alternatif depuis le début de la compétition, tantôt brillante comme en ouverture face à la Croatie (4-2) ou en 8es de finale contre le Mexique (3-2), tantôt inquiétante, comme cela fut le cas face au Congo (2-1) en 16es de finale notamment. Mais avec un tandem Harry Kane-Jude Bellingham en verve, et des atouts comme Declan Rice ou Bukayo Saka, l’Angleterre peut voir loin. Plus loin.

La cote du Figaro
Angleterre 58%-Norvège 42%

Argentine-Suisse, dimanche, 3h, Kansas City

Miraculée, sauvée des abysses par son inévitable capitaine Lionel Messi, l’Argentine est bien en vie après sa remontada légendaire face à l’Egypte, mardi à Atlanta (3-2). Désormais habituée aux matches rocambolesques dans ce Mondial, après avoir déjà frôlé la correctionnelle face aux héros capverdiens (3-2, a.p.), l’Albiceleste semble escortée d’une force de caractère, de la trempe des champions. «Cette équipe ne baisse jamais les bras», salué Messi après la rencontre. Auteur de huit buts dans ce Mondial et encore à l’origine de la révolte, presque à lui tout seul, le capitaine des champions en titre est une bonne raison de toujours y croire jusqu’au bout.

En face, la Suisse s’avance très logiquement en outsider face aux champions en titre. Victorieuse de la Colombie au bout de l’ennui à Vancouver mardi (0-0), la Nati semble un peu trop tendre devant pour inquiéter l’Argentine. Cependant, l’arrière-garde argentine n’est pas exactement imperméable, alors l’espoir est permis. D’autant que, pour son premier quart de finale depuis un Mondial à la maison, en 1954, la Suisse aura une petite revanche à prendre sur l’Argentine de Messi, déjà, passeur décisif pour un certain Angel Di Maria au bout de la prolongation, en huitième de finale du Mondial 2014 au Brésil.

La cote du Figaro
Argentine 65%-Suisse 35%

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