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Malgré l’organisation de la coupe du monde, les retombées sur l’emploi aux États-Unis restent limitées. Selon les derniers chiffres, le pays a créé deux fois moins d’emplois que prévu dans le secteur de l’hôtellerie-restauration.
Passer la publicité Passer la publicitéSelon les statistiques officielles publiées ce jeudi, 57.000 emplois ont été créés le mois dernier. Les investisseurs en escomptaient autour de 110.000. La surprise est notamment venue du secteur des loisirs et de l'hôtellerie-restauration qui a détruit 61.000 emplois sur la période. À rebours du coup de pouce qui était envisagé alors que le pays accueille de nombreuses rencontres du mondial 2026
Autre important bémol, les créations nettes d'emplois pour les mois d'avril et mai ont été nettement revues à la baisse. Néanmoins, le taux de chômage a légèrement reculé, passant de 4,3% à 4,2%. Les économistes soulignent que cela s'explique largement par le fait que la population active est de moins en moins fournie, il n'y a pas davantage de travail mais moins de gens qui en cherchent.
Plus de 700.000 personnes ont disparu de la population active en un mois
C'est un chiffre «choquant», selon l'économiste de la banque Navy Federal Credit Union, Heather Long, pour qui cela traduit une forme d'«abandon» de la recherche d'un travail devant le «manque d'opportunités».
Plus de sept millions d'Américains sont au chômage, dont près de deux millions en chômage longue durée.
Un réveil du marché du travail semblait s'amorcer ces derniers temps, alors qu'il s'était comme mis en hibernation l'an dernier, surtout à partir du moment où le président Donald Trump a mis en place une vague de nouveaux droits de douane.
«Les entreprises recourent de plus en plus à l’IA»
Les bouleversements liés à l'intelligence artificielle (IA) créent une couche d'incertitude supplémentaire en posant la question des emplois et compétences qui seront nécessaires à l'avenir.
«Alors que les craintes d'une suppression généralisée d'emplois [à cause de l'IA] se sont intensifiées, son adoption s'avère plus progressive et plus coûteuse que beaucoup ne l'avaient prévu», relevait cette semaine Gregory Daco, économiste à EY. «Les entreprises recourent de plus en plus à l'IA pour améliorer leur productivité et maîtriser leurs coûts de main-d’œuvre, mais, jusqu'à présent, cette technologie semble renforcer la sélectivité à l'embauche plutôt que de déclencher des licenciements à grande échelle», ajoutait-il.


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