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Corbeil-Essonnes : quatre mois de sursis requis contre un policier pour des violences lors d'un contrôle

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Par Le Figaro avec AFP

Publié le 06/10/2026 à 00h56

Photo d’illustration.

Photo d’illustration. Louis Beauchet / ADOBE STOCK

L’officier de police a reconnu un geste «raté» et «inadapté» à la situation, ainsi que des insultes.

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Quatre mois de prison avec sursis ont été requis lundi contre un policier pour des violences lors d'un contrôle dans un quartier populaire de Corbeil-Essonnes (Essonne), le parquet demandant aussi que les deux jeunes mis en cause soient condamnés pour deux délits.

Ce dossier est «emblématique d'un quotidien» mais pas «d'une violence systémique» a déclaré la procureure, qui a condamné un «geste violent» de la part d'un des policiers mis en cause.

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Benoît D., 39 ans, et Tanguy B., 30 ans, tous deux policiers au commissariat de Grigny, ainsi que Younes D., et Fayçal H., des jeunes du quartier de Montconseil, s'accusent mutuellement de violences (de la part des policiers) ou d'outrage ou de divulgation d'informations personnelles (venant des jeunes hommes).

Un geste «raté» et «inadapté»

L'audience est revenue pendant de longues heures sur le déroulement d'un contrôle qui a dégénéré peu après 17h00, le 5 novembre 2024, dans ce quartier identifié comme un point de deal selon les policiers. Sur les vidéos projetées lors de l'audience - notamment des caméras-piéton -, les jeunes contrôlés s'agacent, mais sans animosité selon l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui a enquêté sur ce dossier, alors qu'ils sont alignés contre le mur pour que les policiers vérifient leurs identités. D'un coup, alors que le corps de Younes D. s'incline légèrement en avant, Benoît D. lui attrape le nez pour le «maintenir sur place». Lui justifie son geste par une ambiance «pesante» dans un quartier où il se sait «filmé» lors des interventions de police, et par un attroupement hors champ qui lui faisait craindre que la situation dégénère.

Le policier a reconnu un geste «raté» et «inadapté» à la situation, ainsi que des insultes. Sur les vidéos, on entend également Younes D. insulter copieusement Benoît D., notamment après avoir été mis au sol. Le ministère public a requis la relaxe pour toutes les infractions qui lui étaient reprochées, sauf l'outrage, pour lequel elle a requis 800 euros d'amende.

Pour Fayçal H., accusé d'avoir diffusé une vidéo «extrêmement dangereuse» avec le visage de Benoît D. à ses dizaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux, la procureure a demandé la condamnation à 100 jours-amende à 10 euros, mais qu'il soit relaxé pour acte d'intimidation.

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