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Par Clément Gros
Le 29 décembre 2025 à 12h28
Cette disposition pour le moins pointilleuse a été publiée au Journal Officiel et est décrite par David Lisnard, maire LR de Cannes, comme l’un des symboles de la folie bureaucratique.
Passer la publicité Passer la publicitéDans un arrêté publié au Journal officiel le 26 décembre dernier, à propos des modalités de contrôle technique en 2026, une mesure insolite a retenu l’attention de David Lisnard, maire LR de Cannes. Il s’agit de l’obligation pour les centres de contrôle technique d’observer «un délai d’au moins une minute» entre la validation des opérations et la remise du véhicule au client. «Trêve des confiseurs mais pas de la bureaucratie», ironise l’élu sur les réseaux sociaux, pointant du doigt cette exigence administrative pour le moins pointilleuse. L’article 2 de l’arrêté précise en effet qu’après la validation du contrôle, le propriétaire devra patienter au minimum soixante secondes avant de pouvoir reprendre possession de son deux-roues.
Cette disposition s’inscrit dans un ensemble de mesures bien plus substantielles visant à renforcer le contrôle technique des véhicules en France. Et notamment d’un «décret parent » du 8 décembre 2025, qui confère de nouveaux pouvoirs étendus à «l’autorité chargée de la surveillance du marché des véhicules et des moteurs». Pour rappel, celle-ci peut interdire la vente, la mise en service ou l’immatriculation de véhicules présentant un risque grave pour la sécurité routière, la santé publique ou l’environnement.
Les airbags Takata en ligne de mire
Le texte introduit la vérification obligatoire de l’exécution des campagnes de rappel lors du contrôle technique. Cette mesure cible actuellement les véhicules équipés d’airbags Takata, classés «stop drive» et considérés comme dangereux au point de nécessiter l’arrêt immédiat de leur circulation.
Autre mesure, les centres de contrôle et leurs contrôleurs pourront désormais être sanctionnés par des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 1500 euros en cas de non-respect de la réglementation, lesquelles viendront s’ajouter aux sanctions déjà prévues, comme la suspension ou le retrait de l’agrément.
Reste cette fameuse minute d’attente, dont la justification demeure mystérieuse. Un délai de sécurité informatique ? Une mesure anti-fraude ? De quoi alimenter les interrogations sur une bureaucratie parfois difficile à déchiffrer.


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