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L’Abitibi-Témiscamingue aura besoin de trouver 300 nouveaux salariés par année d’ici 2030 pour soutenir les besoins de l’industrie de la construction.
Dans un rapport dévoilé lundi, la Commission de la construction du Québec (CCQ) précise que 3350 salariés de la région ont enregistré 3,4 millions d’heures en 2025, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente.
Avec plusieurs grands chantiers déjà annoncés, dont la mine Odyssey à Malartic, les barrages de Rapide-7 et Rapide-2 ou encore le palais de justice de Rouyn-Noranda, la CCQ estime que la demande devrait demeurer stable, mais élevée, au cours des prochaines années.

Le site de la future mine Odyssey d’Agnico Eagle, à Malartic. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté
On fait face à un carnet de commandes historique au Québec et votre région n’y échappe pas, souligne Mélanie Malenfant, vice-présidente communications à la CCQ. Plusieurs facteurs jouent en même temps sur les enjeux de main-d'œuvre, dont le vieillissement de la population, donc de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction. Avec le roulement, il y a un besoin de remplacement de ces travailleurs.
Excellentes perspectives
La CCQ conclut du même souffle que les perspectives d’emplois seront excellentes dans l’industrie pour une grande série de métiers, principalement les charpentiers-menuisiers, les manœuvres et les électriciens.
C’est une industrie qui offre des perspectives de carrière très intéressantes. Il y a des métiers passionnants et des beaux projets. On invite les gens intéressés à rediriger leur carrière ou les plus jeunes qui sont en choix de carrière. Le message qu’on lance, c’est que l’industrie vous attend.

Mélanie Malenfant est vice-présidente communications à la CCQ. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Face à ce besoin de renouvellement de la main-d'œuvre, la CCQ croit aussi que plusieurs pistes de solutions doivent être mises de l’avant.
Oui, on doit faire des efforts pour rendre l’industrie plus attractive et faire connaître les différents programmes de formation, fait valoir Mélanie Malenfant. Mais on pense aussi que, pour faire face au carnet de commandes actuel et futur, il faut que les différents acteurs de l’industrie travaillent à innover et à la rendre plus productive. Il faut plus de collaboration pour une planification plus serrée des travaux, avec davantage de prévisibilité, pour voir venir les enjeux à l’avance.


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