Le gazole reste au-dessus de deux euros le litre et l'essence s'approche de ce seuil, selon une moyenne calculée ce mardi. La baisse annoncée par certains distributeurs ne s'observe pas encore dans les stations essence.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:01 | mis à jour aujourd'hui à 16:22 - Temps de lecture :

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Les automobilistes attendent toujours la baisse annoncée par les distributeurs de carburant : les prix à la pompe ont poursuivi leur ascension ces derniers jours, selon une moyenne calculée ce mardi.

Le gazole s'achète à 2,07 euros le litre en France, d'après une moyenne arrêtée à 11 heures ce mardi sur quelque 9 500 stations-service. Ce qui représente une progression de 1 % comparé à lundi et un bond de plus de 20 % (35 centimes le litre) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Il avait dépassé le seuil symbolique des deux euros le litre le 9 mars, une première depuis 2022. De son côté le SP95-E10, l'essence la plus consommée par les Français, est à 1,91 euro le litre en moyenne, sur quelque 7 500 stations, soit une hausse de 1 % depuis lundi et de 11 %, soit 19 centimes au litre, depuis le début du conflit. Le SP98 frôle quant à lui les deux euros au litre, à 1,99 euro, en hausse de 0,5 % depuis lundi et de 9 % (16 centimes) depuis début mars.

Pas (encore) de mesures gouvernementales

Après une légère accalmie, les cours du pétrole brut ont connu un nouveau rebond mardi, sur fond d'attaques iraniennes d'infrastructures énergétiques stratégiques au Moyen-Orient. Vers 12 h 15 (heure de Paris), le prix du baril de Brent de la mer du nord augmentait de 2,83 % à 103.5 dollars, tout comme le WTI américain (+2,96 % à 96,27 dollars).

Michel-Édouard Leclerc avait déclaré la semaine dernière que les prix du carburant à la pompe allaient reculer d'« à peu près 30 centimes de baisse par litre » à court terme, tout en prévenant que les prix allaient « faire du yoyo » dans les points de vente en fonction de la situation géopolitique. Une réunion entre le gouvernement et les distributeurs jeudi n'avait débouché sur aucune décision sur un éventuel encadrement des prix. Le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a, lui, proposé lundi que l'État « réduise sa marge », notamment sur la TVA prélevée, pour contenir la hausse.

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