NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après avoir annoncé un accord imminent avec l’Iran, Trump a ordonné des frappes de représailles contre Téhéran. La Maison Blanche a trouvé une justification idéale pour durcir le ton.

KENT NISHIMURA / AFP
Le mardi 9 juin, Donald Trump a affirmé que la diplomatie américaine menait les « derniers efforts » en vue de la conclusion d’un accord avec Téhéran.
En moins de 36 heures, Donald Trump aura tout dit et son contraire. Lundi soir, il promettait la paix « dans deux ou trois jours » avec l’Iran. Mardi, il ordonnait des attaques sur le pays. Puis mercredi matin, il enterrait les négociations sur Truth Social en déclarant que l’Iran allait « payer le prix » après avoir « mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été formidable pour lui ».
Entre les deux : un hélicoptère Apache abattu au-dessus du détroit d’Ormuz. Un incident idéal pour le président américain pour sortir d’une impasse diplomatique sans avoir l’air de capituler.
Ce lundi 8 juin, le président américain s’est montré très optimiste sur le dossier iranien. Il affirmait que les deux parties étaient dans les « dernières étapes » d’un accord « très, très bon ». Il évoquait un délai de « deux ou trois jours » pour la signature, d’après CNBC. Sky News Arabia avait rapporté le même jour qu’un projet d’accord avait été transmis à Washington et qu’il était « accepté à titre préliminaire » par la Maison Blanche.
Un accord loin d’être à portée de main
Mais côté iranien, le tableau est radicalement différent. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Qalibaf, affirmait que les déclarations de Trump « contredisaient les points convenus » et prouvaient que Washington « ne cherchait ni un cessez-le-feu ni un dialogue ». Et les points de blocage sont toujours les mêmes : Washington exige la renonciation aux stocks d’uranium hautement enrichi, Téhéran réclame la levée des sanctions et le déblocage d’avoirs gelés avant tout accord. Deux positions irréconciliables. Loin d’une négociation dans ses « dernières étapes », c’est une impasse alors qu’il y a 100 jours Trump avait promis une guerre de courte durée.
Il ne s’agit là que d’un énième raté dans les négociations. Depuis l’instauration d’un cessez-le-feu fragile le 8 avril dernier, Donald Trump a prédit à de nombreuses reprises qu’un accord était « à portée de main ». Aucune de ces prédictions ne s’est finalement matérialisée. Mais le président américain ne pouvait pas user de la manière forte au seul prétexte que les négociations n’avancent pas.
Depuis plusieurs semaines, les États-Unis cherchent à convaincre leurs alliés qu’ils restent engagés dans une solution diplomatique. Plusieurs partenaires européens et arabes ont continué à plaider en faveur de discussions avec Téhéran. Et à l’échelle nationale, à moins de cinq mois des élections de mi-mandat, le président américain doit faire face à une popularité plus faible que jamais, notamment à cause de l’engagement militaire des États-Unis au Moyen-Orient. Beaucoup lui reprochent sa promesse non tenue de mettre fin aux « guerres sans fin ». Une nouvelle escalade décidée à l’initiative de Washington aurait exposé la Maison Blanche à des critiques sur plusieurs fronts.
Trump annonce des frappes « par nécessité »
Puis dans la nuit du 8 au 9 juin, un hélicoptère militaire américain de type AH-64 Apache est abattu lorsqu’il effectue une patrouille au-dessus du détroit d’Ormuz. Alors que l’Iran avance un incident, Donald Trump change de ton. S’il précise que les deux pilotes sont « sains et saufs », il poursuit : « Néanmoins, les États-Unis doivent, par nécessité, répliquer à cette attaque. »
La rhétorique de la contrainte lui permet d’endosser le rôle de l’homme qui ne voulait pas la guerre mais qui n’avait pas le choix, une justification qu’il a tenté d’imposer à plusieurs reprises depuis le lancement de l’offensive israélo-américaine, le 28 février. L’occasion, enfin, de passer de la promesse de paix à l’ordre de frapper sans paraître incohérent.
Dans la soirée de ce 9 juin, Washington met ses menaces à exécution. Selon les médias iraniens, des explosions ont été entendues sur la côte sud de l’Iran. Des installations de défense aérienne, des postes de contrôle au sol et des sites de radars de surveillance iraniens situés près du détroit d’Ormuz auraient été visés, rapporte le média américain Axios. De leur côté les autorités iraniennes font état de dommages sur un pylône de télécommunication à Sirik ainsi que la destruction de deux réservoirs d’eau, privant 20 000 habitants d’eau potable.
Le Centcom évoque, dans un communiqué officiel, « des frappes en légitime défense contre l’Iran ». Le commandement américain qualifie également l’opération de « proportionnée », terme qu’avait employé Trump pour qualifier la réponse qu’il souhaitait apporter à l’incident. Dans le même temps, il maintient encore que les négociations sont dans leurs « derniers efforts », ajoutant, en guise d’avertissement : « Si nous allons les bombarder — ce que nous pourrions faire très facilement — il ne leur restera plus rien du tout. » Encore là, une posture de l’homme raisonnable qui n’a pas le choix.
« Le tyran du Moyen-Orient est MORT »
Comme attendu, l’Iran réplique. Tôt ce mercredi, les Gardiens de la Révolution ont dit avoir « visé et détruit quatre cibles majeures, notamment des groupes de chasseurs F35 sur une base aérienne et le centre de commandement militaire américain » d’Azraq, en Jordanie. À Bahreïn, les combattants iraniens ont annoncé avoir procédé à « une attaque de drones contre la Ve flotte » américaine. Au Koweït, l’armée nationale a déclaré faire face à « des cibles aériennes hostiles », sans préciser leur provenance.
Il n’y a alors plus aucune barrière diplomatique qui s’impose à Trump. Sur Truth Social, après avoir assuré que l’Iran allait « payer le prix », il écrit : « L’armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l’air, n’existe même plus — elles ont été totalement vaincues. L’Iran, c’est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT ! ! ! »
Ce n’est pas la première fois que cette mécanique s’enclenche. Depuis le cessez-le-feu d’avril, la séquence s’est répétée plusieurs fois : Trump annonce un accord imminent, un incident militaire survient, Trump riposte en se disant contraint, puis la rhétorique guerrière reprend le dessus, jusqu’à la prochaine annonce de paix.


3 week_ago
72


























.jpg)






French (CA)