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vidéo Sur les 28 000 immigrés expulsés des Etats-Unis entre le début de 2025 et août 2026, plus de 500 ont été envoyés sur le continent africain, selon les données du Deportation Data Project. La plupart du temps, ils n’ont pas de lien direct avec les pays d’Afrique.

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Ils sont cubains, vietnamiens, iraniens, ouzbeks... ils se retrouvent aujourd’hui en Afrique, après avoir été expulsés par l’administration américaine. Depuis le début de l’année 2025, la nouvelle politique migratoire de Donald Trump a conduit à l’expulsion forcée de plus de 28 000 personnes, des étrangers qui ne peuvent pas légalement être renvoyés dans leur propre pays.

Alors, Washington a mis en place un système de « refoulement par procuration », explique Maria Serrano, avocate et chargée de campagne sur les migrations à Amnesty International. « Les Etats africains servent de relais à partir duquel les autorités américaines font une politique qu’elles ne peuvent pas faire elles-mêmes. »

Le Monde a eu accès à un ensemble de données : témoignages de 35 immigrés expulsés, vidéos, documents confidentiels et notes vocales sur les accords passés entre Washington et les pays africains. Ces éléments récoltés dans le cadre d’une enquête, menée par 72 journalistes de quinze pays et vingt-trois médias, et publiée par le consortium Forbidden Stories, montrent l’ampleur du phénomène.

Laureline Savoye, Elisa Bellanger (motion design) et Gabriel Lecointre (montage et motion design)

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