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Par Le Figaro avec AFP
Le 6 juillet 2026 à 04h34
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Abelardo de la Espriella, soutenu par le président américain Donald Trump, a remporté de justesse fin juin le second tour de l’élection présidentielle face au candidat de gauche Iván Cepeda.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président colombien sortant Gustavo Petro a annoncé dimanche qu’il ferait ses adieux lors de la fête nationale du pays le 20 juillet, et non lors de la prise de fonctions prévue le 7 août de son successeur de droite Abelardo de la Espriella.
Le mandat de M. Petro court en principe jusqu'au 7 août, date à laquelle a traditionnellement lieu la passation de pouvoir. Mais le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie a fait savoir qu'il partirait avant de passer le relais à son successeur. «Nous ne le ferons ni le 6 ni le 7 août, car ce sont des dates tragiques. Nous le ferons le 20 juillet sur toutes les places publiques de Colombie», a-t-il écrit sur le réseau social X, appelant à une «mobilisation générale pour réclamer l'indépendance et le maintien des réformes sociales».
Le 20 juillet est le jour de la fête nationale de Colombie, ainsi que la date à laquelle le Parlement, renouvelé en mars, doit officiellement commencer à siéger. Abelardo de la Espriella, soutenu par le président américain Donald Trump, a remporté de justesse fin juin le second tour de l'élection présidentielle face au candidat de gauche Iván Cepeda.
Une ligne dure contre la criminalité
M. de la Espriella, riche homme d'affaires de 47 ans qui a la double nationalité colombienne et américaine, a promis de traduire M. Petro et ses alliés devant les tribunaux des États-Unis. Gustavo Petro, pour sa part, conteste les résultats des élections, et affirme qu'il prépare un recours devant les tribunaux.
Quant à Iván Cepeda, il a fait savoir qu'il emprunterait «la voie de la désobéissance civile» face à M. de la Espriella si celui-ci n'abandonnait pas sa nationalité américaine et ne renonçait pas à poursuivre M. Petro et à l'extrader vers les États-Unis. Sans expérience politique, M. de la Espriella prône une ligne dure contre la criminalité, promet de favoriser l'investissement privé et de réduire les dépenses publiques de 40%.
Il arrive au pouvoir au moment où Gustavo Petro jouit d'une grande popularité grâce à la réduction historique de la pauvreté et du chômage dans le pays, mais fait aussi l'objet de vives critiques pour son bilan en matière de sécurité, alors que le pays traverse la pire vague de violence de la dernière décennie.


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