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«Clore un chapitre compliqué de ma vie où j’avais touché le fond» : Zakariya se livre sur sa participation à «Koh-Lanta»

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ENTRETIEN - Derrière son statut assumé de beau gosse, le maître-nageur de 29 ans a pris part au tournage du jeu d’aventures il y a un an aux Philippines avec la volonté de tourner une lourde page de son existence.

Le troisième épisode de « Koh-Lanta, les reliques du destin »  diffusé mardi dernier sur TF1 a montré une équipe des Rouges en difficulté avec deux défaites consécutives lors des épreuves. Les Lahoy se sont d’abord inclinés sur la traditionnelle course des radeaux puis ont laissé filer le totem d’immunité sur l’épreuve des flambeaux.

Des contre-performances qui ont fragilisé la confiance de la tribu formée par Clarisse et fait voler en éclat les premières alliances. Si Karine a finalement quitté l’aventure au terme du conseil du 8e jour de l’aventure (en offrant son collier d’immunité obtenu dans l’antre du destin à Cindy), c’est Zakariya qui a longtemps été dans la ligne de mire d’une stratégie imaginée par les filles des Lahoy avec l’aide de Lionel. Jugé oiseux, le maître nageur de 29 ans a pu compter sur le soutien d’un solide noyau d’alliés masculins.

À lire aussi «C’est horrible ce que vous me faites» : le plus grand mystère de «Koh-Lanta, la revanche des 4 terres» enfin expliqué

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TV MAGAZINE. - Pourquoi avoir voulu vous inscrire à « Koh-Lanta » ?
Zakariya. -  Pour clore un chapitre de ma vie qui était un peu compliqué et où j’avais touché le fond. C’était la finalité de sept ans de ma vie qui ont été compliqués parce que j’ai perdu mon meilleur ami dans un accident de voiture. J’ai pris le temps de me reconstruire physiquement et mentalement. Je m’étais toujours dit qu’une fois que je me sentirais prêt pour finir cette guérison, je tenterais ma chance pour vivre cette expérience pour lui et pour moi.

Quelle a été la différence entre votre première et votre seconde candidature ?
Je n’ai pas l’impression d’avoir changé entre les deux candidatures. Ils se sont surtout rendu compte de l’erreur de ne pas m’avoir pris la première fois ! Mes dents blanches et mon sourire sont mes meilleurs atouts. (Rires.) Plus sérieusement, je pense que je suis juste resté moi-même, j’ai davantage montré mes motivations. Je n’ai pas juste montré le côté « Zak qui fait rire ».

Quand on a un physique aussi athlétique que le vôtre, comment appréhende-t-on le risque de perdre tout le bénéfice du travail accompli ?
Je ne m’étais pas trop préparé à ça. Ça fait drôle quand tu te vois fondre au fur et à mesure de l’aventure. J’ai un gros gabarit. Sur l’île, tu ne manges pas beaucoup et tu dépenses beaucoup, ça m’a surpris. Je ne l’ai pas mal vécu parce que je savais que j’allais tout récupérer à mon retour en France.

Je ne m’étais même pas préparé pour passer le bac donc je ne me suis pas davantage préparé pour faire « Koh-Lanta »

Zakariya, candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin »

Le physique fait-il vraiment la différence dans « Koh-Lanta » ?
Au premier regard, je n’avais pas eu peur d’être catégorisé comme « Monsieur Muscles » puisque les gens ne savaient pas réellement qui j’étais. Si tu veux être bon dans ce jeu de survie, il faut un mélange de plusieurs qualités. Il faut être bon physiquement pour certaines épreuves mais faire également entrer une part de stratégie. Sans oublier d’entretenir un bon lien social. Il faut être bon un peu partout.

Comment vous êtes-vous préparé avant de vous envoler pour les Philippines ? 
Je m’étais préparé mentalement surtout par rapport au fait de ne pas voir mes frères. Je suis très proche d’eux, on se parle tous les jours. Physiquement, ça va faire un peu le mauvais élève mais je n’avais fait aucune préparation. Je ne m’étais même pas préparé pour passer le bac donc je ne me suis pas davantage préparé pour faire « Koh-Lanta» ! (Rires.) Ma philosophie de vie c’est que si tu passes ton temps à tout préparer, tout anticiper et tout analyser, rien ne se passera comme tu l’as imaginé. Je trouve que l’aventure perd de sa saveur.

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Comment avez-vous encaissé le fait de perdre deux épreuves d’affilée au terme de la première semaine d’aventure ?
Je suis vraiment mauvais joueur. Je déteste perdre, ça m’énerve. Je ne suis pas le genre de personne à dire que le plus important est de participer. Ça ne m’intéresse pas de juste participer. Si je fais un truc, c’est pour le gagner. Avec la faim et la frustration, ces défaites ont été compliquées à gérer émotionnellement. Ça commençait à me tendre. Il fallait rapidement sortir la tête de l’eau pour ne pas rentrer dans une spirale négative.

Mon rôle dans la survie du camp, c’est juste d’y mettre mon âme sur chaque chose que je fais

Zakariya, candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin »

Vous êtes quelqu’un de très dynamique. Aviez-vous prévu de vous canaliser sur l’île ?
J’ai fait un petit travail en amont avec ma femme car j’ai un caractère explosif. Elle m’avait dit que je risquais de faire péter les plombs des autres et de me faire éliminer. Je me suis habitué à m’isoler quand ça n’allait pas pour éviter ces situations. C’est le plus gros travail que j’ai fait sur moi.

Votre temps d’adaptation à la survie a-t-il été un frein ou un moteur dans votre expérience ?
Je n’avais pas trop de compétences techniques dans ce domaine. Ma philosophie sur le camp a été de mettre toute mon âme sur chaque chose que je faisais et d’essayer d’apprendre le maximum des autres aventuriers. L’une de mes fiertés dans « Koh-Lanta » est d’avoir réussi à allumer le feu grâce à l’aide de Daniel et de Johan.

Vous êtes-vous senti en danger lorsque votre nom est sorti au conseil au soir du 8e jour ?
J’ai su relativement tard que cela allait se jouer entre Karine et moi. Quand je suis arrivé au conseil, je me sentais très en sécurité. Avant d’y aller, nous avions établi une stratégie et nous savions contre qui voter. Nous nous étions organisés pour que, dans le pire des cas, il y ait un ex aequo entre Lionel et Karine. Je ne me sentais absolument pas en danger.

Étiez-vous en phase avec cette dynamique des filles contre les garçons ?
Non, ce n’était pas mon délire. Les choses se sont faites comme ça dans un premier temps. Et, finalement, Clarisse et Caroline ont fini par nous rejoindre.

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