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Chronique | Pour qui vais-je voter le 5 octobre ?

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Dans quelques jours, nous retournerons tous aux urnes pour nous donner un gouvernement. Après huit années de règne de la Coalition Avenir Québec, les sondeurs prédisent l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire.

On évoque même la possibilité d’une alliance avec le Parti conservateur d’Éric Duhaime, qui se présente comme le « chien de garde » de la démocratie.

Quel avenir attend l’Équipe Christine Fréchette ? Ses opposants parlent de Christine « Cachette » Fréchette et l’accusent de vouloir taire le bilan de la CAQ.

Évidemment, certains en ont gros sur le cœur contre François Legault. De « bon père de famille », en compagnie du docteur tartelette, durant la pandémie de la COVID-19, même si des nuances s’appliquent en raison de contraintes imposées à la liberté individuelle découlant de l’imposition de deux couvre-feux discutables et des nombreux décès d’aînés, souvent négligés, l’image du premier ministre a tellement pali que son parti le cache et lui a montré la porte d’une manière très cavalière.

Les cuisants échecs de Northvolt et de SAAQclic ont placé le gouvernement dans l’eau bouillante. Plusieurs matelots et ministres ont choisi d’abandonner le navire à la veille de l’élection en cours, préférant sans doute profiter d’une retraite paisible à une cuisante défaite possible. Personne n’aime mordre la poussière.

Au Québec, l’enjeu tourne autour du chantage économique exercé par un certain locataire de la Maison-Blanche. Les adversaires de l’actuelle première ministre parlent d’une campagne de peur. Beaucoup d’électeurs ont retrouvé leur foi envers le Canada, qu’ils perçoivent comme un rempart contre les volontés d’annexion par l’étouffement économique décidé par notre belliqueux voisin.

Le Parti québécois se fait discret sur son option indépendantiste. Le référendum promis durant un premier mandat est reporté après le départ de Donald Trump. Le mot référendum a été atténué pour être remplacé par une expression moins inquiétante, une consultation populaire.

L’option du PQ est perçue à juste titre comme une tentative d’affaiblir le Canada et, par voie de conséquence, d’accroître sa vulnérabilité auprès de nos « jadis » alliés américains.

Les Québécois ont rejeté l’indépendance à deux reprises. Pourquoi servir ce vieux plat rassis dans le but ultime de réunir quelques voix de plus pour porter au pouvoir un parti politique qui a certes contribué à transformer le Québec sous la gouverne d’hommes brillants et éclairés, tels les René Lévesque, Jacques Pariseau, Bernard Landry et j’en passe.

Dans la circonscription de René-Lévesque, tous les partis sont représentés, mais deux d’entre eux brillent par leur silence et leur absence. Le Parti libéral est absent. Le Parti conservateur, qui a pourtant le vent dans les voiles, est également silencieux. Il reste donc quatre candidats, dont le député sortant.

Depuis le début de la campagne, Yves Montigny plante sa caméra à la manière d’un commis voyageur sur des sites où le gouvernement a investi de l’argent, notre argent pour être plus clair, afin de faire valoir ses réalisations sur Facebook. Il parle de 600 millions de dollars. Ses opposants lui reprochent de loger aux « abonnés absents ».

Est-ce vrai ? Est-ce faux ? C’est à vous de répondre à cette question le 5 octobre prochain dans le silence de l’isoloir. Les députés, faut-il le dire, ne peuvent être partout et à l’écoute de tous, sinon ils n’auraient plus de temps pour dormir et s’occuper de leur propre famille.

Malgré les 600 millions dont parle M. Montigny, deux dossiers continuent de stagner dans la circonscription, à savoir l’érection d’un pont sur la rivière Saguenay, dont la dernière étude demeure secrète et cachée, pour désenclaver la Côte-Nord, et la délicate question du déclin démographique. Ni l’un ni l’autre de ces dossiers ne semble avoir évolué vers des aboutissements concrets et vérifiables.

C’est un peu comme le « trou noir » du Bloc québécois, ça ne bouge pas depuis plusieurs décennies et pourtant, la Côte-Nord continue de siéger dans la deuxième Opposition à Ottawa. À quand un vrai réveil nord-côtier ?

Je ne vous dirai pas pour qui voter le 5 octobre ni pour qui je voterai. C’est à chacun de vous, dans le secret de l’isoloir, de choisir le gouvernement que vous voulez pour le Québec au des prochaines années. S.V.P, cessez de m’appeler chez moi, je ne réponds jamais à ce genre de question.

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