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CHRONIQUE - Une semaine sur deux, l’historien revient sur les aspects saillants de la campagne présidentielle. Si l’heure n’est pas encore au programme détaillé, nous sommes dans le moment où les candidats affirment leur ethos pour mieux se différencier de leurs concurrents, analyse-t-il.
Passer la publicitéDans la confusion générale du débat public, il est au moins un sujet de consensus : la bataille de la présidentielle a commencé plus tôt que d’habitude. Et sur les chapeaux de roue. De Paris à Cannes, de Valence à Tourcoing, de Sens à Châlons-en-Champagne, les derniers jours d’août ont sonné, à travers tout l’Hexagone, la mobilisation générale.
L’heure n’est pas encore aux programmes détaillés, ni même aux projets articulés. Si certains ont déjà ouvert leur stand à la foire aux promesses, si d’autres proposent un changement radical de logiciel, les slogans accusateurs et simplistes ont le vent en poupe : « La faute aux riches ! » ; « La faute aux immigrés ! » ; « La faute aux boomers ! ». Désignation de boucs émissaires qui renvoie à une réalité trop peu relevée : l’exacerbation des conflits de répartition due à la faillite de l’État-providence et à l’appauvrissement du pays.
L’agenda sur lequel se fera l’élection n’est pas pour autant assuré…


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