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Je l’avoue, je ne sais plus où donner de la tête, entre la nouvelle plainte de Sophie Mazas contre un de mes articles, et la réaction de Vincent Présumey, ci-dessous, suite à la condamnation de Christine Tasin, en première instance, à Moulins. Allez, je vais commencer à m’occuper de lui, et suite, je vais me consacrer à sa copine Sophie Mazas.
Crèches de Noël : Riposte Laïque poursuit dans l’infamie
Je l’imagine, Vincent, dans sa maison bourgeoise rachetée à un communiste – cela change tout – il a tout prévu, et il attend fébrilement le verdict du procès de Moulins. C’est capital, pour lui, car si Christine Tasin est condamnée, c’est toute l’offensive fasciste dans l’Allier, la plus importante depuis les années 1945, qui va reculer, grâce au Front unique ouvrier qu’il a mis en place, après avoir mis trente ans à digérer les lectures de Leon Trotski, et à les mettre en application dans l’Allier, laboratoire de la lutte des classes contre les hordes fascistes. D’ailleurs, la preuve que le combat sera sanglant, les fascistes l’ont menacé de mort, c’est ce qu’il raconte à ses ouailles, sans par ailleurs leur fournir la moindre preuve de ce qu’il prétend.
C’est qu’il a passé des moments difficiles, Vincent, depuis qu’il a décidé que « Murmures de la Cité », animé par le » fasciste néo-paien raciste antisémite nazi catho tradi » Guillaume Senet, n’avait pas droit de cité à Moulins. Outre les attaques des nostalgiques d’Adolf Hitler, il a été, à Paris, dans un meeting convoqué par ses copains de L’Humanité – ceux qui se sont félicités de l’assassinat de Leon Trotski au Mexique – traité de fasciste par une militante des Indigènes de la République. Traumatisé, il a failli mettre fin à ses jours, et a été sauvé par une garde prolétarienne qui a confisqué le pique à glace qu’il conserve sur son bureau.
Il attend donc fébrilement le coup de téléphone, tout en se posant des questions. Il est vrai que Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, interdisait aux militants révolutionnaires de compter sur la justice bourgeoise pour défendre la cause des prolétaires. Mais depuis, les militants de gauche ont infiltré l’appareil d’Etat, dans la justice, mais aussi dans l’Education nationale, les médias et d’autres secteurs fondamentaux de l’Etat profond. Donc, déposer plainte contre l’ennemi de classe est devenu un acte révolutionnaire.
Et soudain, au milieu de toutes ses réflexions, le téléphone sonne. C’est Laurent, que Vincent, grand gourou des révolutionnaires de l’Allier, a missionné pour aller chercher les résultats du procès de Christine Tasin, à Moulins, le 7 janvier dernier, qui l’appelle. Vincent a tout téléguidé, depuis son poste de secrétaire de la FSU de l’Allier, où les vacations syndicales lui laissent beaucoup de temps. La plainte de Vanessa Puravet, le choix de Maître Alain Jakubowicz, qui coûte 15.000 euros pour sa plaidoirie, les informations distillées aux journalistes locaux de « La Montagne », rien n’a été laissé au hasard. Même s’il aurait aimé se farcir Riposte Laïque, il sait que son heure viendra, et en attendant, il va faire payer à Christine Tasin et à Résistance républicaine le prix de son audace et de sa parole libre.
Donc, tout fébrile, il décroche. Laurent lui apprend la sentence. Christine Tasin est condamnée à 8.000 euros d’amende, de dommages et intérêts et de frais de justice. Et elle va devoir mettre sa condamnation sur son site, sinon c’est 500 euros par jour. Vincent sent ses phénomènes incontrôlés se déclencher, et soudain, une éjaculation brutale le prend de court. Il a juste le temps de raccrocher, et se met à hurler, découvrant une jouissance qu’il n’a jamais connue. Mais reprenant rapidement sa lucidité, il change de sous-vêtement et de pantalon, et se met sur son clavier pour envoyer le message que les masses de l’Allier attendent de lui : le fascisme a été vaincu dans l’Allier, grâce à trois juges républicains, mais le salaud d’avocat Frédéric Pichon, qui ose être catholique et avoir défendu La Manif pour Tous, ose faire appel. Il devra en rendre gorge devant le tribunal révolutionnaire qui lui est réservé.
Et bien sûr, le combat pour l’interdiction de la deuxième édition des « Murmures de la Cité » est plus que jamais d’actualité, au nom de la démocratie et de la République, remparts contre le fascisme.
Paul Le Poulpe






























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