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Il a le coup de bâton, la vitesse et le bras pour devenir le nouveau joueur vedette des Capitales. Chavez Young impressionne déjà dans son nouvel uniforme, mais ce qui en fera le favori de la foule du stade Canac, c’est son sourire à un million de dollars.
Si les lumières qui éclairent le terrain en viennent encore à faire défaut cette saison, il suffira de demander au voltigeur de centre d'ouvrir la bouche.
Il fallait le voir durant les délais causés par la pluie lors du match d'ouverture local mardi soir. Déterminé à s’amuser malgré les intempéries, Young a décidé d’inviter un spectateur sur le terrain pour se lancer la balle avec lui.
Rien d’étonnant pour quiconque a passé quelques minutes avec la natif de Freeport depuis son arrivée à Québec.

Libéré par les Brewers de Milwaukee en 2024, Young évoluait depuis dans un autre circuit indépendant, l'Association Américaine.
Photo : CAPITALES DE QUÉBEC / CHRISTIAN GINGRAS
C’est un joueur électrique et énergique. Il est capable de tout faire sur un terrain de baseball, mais c’est aussi un gars qui chante, qui danse, décrit Patrick Scalabrini au sujet de celui qui mène l’équipe pour les buts volés (8) et qui vient au troisième rang pour les circuits (3), les points produits (16) et la moyenne au bâton (.349).
Des Bahamas aux Blue Jays
Ancien de l’organisation des Blue Jays de Toronto, des Pirates de Pittsburgh et des Brewers de Milwaukee, Young a passé plusieurs saisons aux niveaux AA et AAA. Son CV en faisait un incontournable pour les Capitales, qui ne connaissaient toutefois pas la personnalité rayonnante de l’athlète de 28 ans au moment de le mettre sous contrat.
À partir du moment où on l’a signé, chaque personne à qui je parlais me disait la même chose : qu’on allait tripper sur lui parce qu’il respire le bonheur et le plaisir sur un terrain de baseball. Force est d’admettre qu’ils avaient raison, relate Scalabrini.
En fin de saison, quand on va arriver aux journées creuses où les joueurs sont brûlés, ça prend des gars comme lui pour garder tout le monde souriant.
Son énergie positive, le principal intéressé l'attribue à son enfance au Bahamas.
Je suis toujours resté moi-même. Je suis un enfant des îles qui a grandi en jouant dans l’océan. La vague décide où elle va et je me laisse porter.
Poutine et hockey
Frappeur ambidextre, Chavez Young ne manquait pas d’options cet hiver. Il a choisi les quadruples champions en titre de la ligue Frontière notamment parce que l’idée de revenir jouer au Canada lui plaisait.

Le lien entre Young et les partisans des Capitales s'est fait naturellement cette semaine.
Photo : CAPITALES DE QUÉBEC / CHRISTIAN GINGRAS
C’est le pays dans lequel je suis devenu un athlète professionnel, dans le club-école des Blue Jays à Vancouver. J’adore le Canada, explique celui qui chante déjà les louanges de sa nouvelle ville.
J’aime Québec et j’adore y manger. J'essaie quelque chose de nouveau chaque jour.
A-t-il essayé la poutine? J’en ai essayé plusieurs, mais, croyez-le ou non, ma préférée est celle du stade. J’en mange une juste avant chaque match. C’est ce qui fait que je frappe si bien, s’exclame-t-il tout sourire.
Et je n'avais jamais écouté le hockey, mais je le fais maintenant.
Dans le contexte, comment les partisans des Capitales pourraient ne pas l’aimer? Surtout qu'en plus de son coup de bâton, Young est le genre de joueur dont les prouesses défensives peuvent faire soulever la foule.
J’ai tellement hâte de voir l’ambiance dans le stade quand il va se mettre à faire chaud. Même avec le froid qu’on a eu cette semaine, c'était fou et les fans nous envoyaient tellement d’amour.


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