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Tous les candidats des cinq principaux partis sont maintenant connus dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré, et déjà, une lutte à trois se dessine entre la Coalition avenir Québec, le Parti québécois et le Parti conservateur. « C'est quand même une course particulière », remarque le maire de La Malbaie et préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Michel Couturier.
Ça s'annonce une course serrée. Ça va être une chaude bataille, dit-il, avant d’approfondir : il y a comme une réalité du Charlevoix traditionnel et une réalité de l'ouest du comté. Je pense que c'est celui qui sera le plus capable de rallier les deux qui va réussir à passer à travers cette élection.
Le Parti conservateur a fermé le bal des candidatures en présentant samedi sa candidate, Caroline Simard, une ancienne libérale. Cette dernière n’avait pas manqué de rappeler que son adversaire péquiste, François Gariépy, avait applaudi l’idée des conservateurs de faire passer un troisième lien autoroutier par l’île d’Orléans.

Plusieurs déclarations controversées de François Gariépy ont également ressurgi depuis l'annonce de sa candidature. (Photo d'archives)
Photo : Crédit / Parti québécois (PQ)
Une position toutefois contestée tant par des camionneurs que par le milieu agricole.
Au-delà de la surprise qu’a provoquée chez lui l’arrivée de François Gariépy et de Caroline Simard dans la course, M. Couturier croit que Charlevoix–Côte-de-Beaupré peut profiter de candidatures intéressantes.
[Dulce] Vivar [de QS] travaillait pour la MRC de Charlevoix-Est dans le département de développement qui touche surtout la jeunesse. Caroline Simard a déjà été députée du comté et, évidemment, Kariane Bourassa était en poste depuis les dernières années. Je pense que Kariane est très présente sur le terrain, développe-t-il.
L'industrie forestière, les télécommunications et l'emploi sont des priorités pour les électeurs du comté, estime M. Couturier.
On a quand même des dossiers chauds et on souhaite se faire entendre.
Le maire de Sainte-Famille, sur l’île d’Orléans, croit pour sa part que l'arrivée en force du Parti conservateur pourrait venir rebrasser les cartes dans une circonscription qui n’est pas fermement associée à un parti. En vingt ans, le vent y a tourné en faveur du PQ, du PLQ et de la CAQ.
Ici, le problème, c’est qu’on est une zone agricole. On ne peut plus construire, ça fait que ça devient problématique. Au niveau des résidences, notre population baisse, surtout à Sainte-Famille, déplore Jean-Pierre Turcotte.
Une bataille de terrain
Je veux poursuivre ce que j’ai commencé avec les citoyens, lance d’entrée de jeu la candidate caquiste et députée sortante Kariane Bourassa, de passage à Sainte-Famille.
En ce moment, je ne commence pas à faire campagne, je n’ai jamais arrêté. Ça fait quatre ans que je fais du porte-à-porte.

Karianne Bourassa se dit beaucoup mieux préparée que lors de sa première campagne, en 2022.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Elle s’attend à une bataille de terrain et, selon elle, la proposition conservatrice d’un troisième lien passant par l’île d’Orléans jouera à son avantage. Je ne fais pas campagne là-dessus, mais ce sont les citoyens qui me parlent de ça cette semaine.
La conservatrice Caroline Simard se dépeint aussi comme une femme de terrain et se dit fébrile, comme dans tout début de campagne électorale.
J’ai reçu énormément de messages positifs de gens qui étaient heureux de voir que je revenais vers eux, que je revenais pour les gens de chez nous, souligne celle qui avait ravi le siège à Pauline Marois en 2014 avec les libéraux de Philippe Couillard.

Caroline Simard estime avoir toutes ses chances de l'emporter dans son ancienne circonscription.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
La candidate solidaire Dulce Vivar met quant à elle l'accès à la propriété et l’abordabilité du panier d'épicerie au sommet de ses priorités.
Si elle se dit consciente de ses faibles chances de victoire, mais elle affirme avoir des échos positifs des citoyens rencontrés sur le terrain.
On est aussi très confiants dans la capacité et l'intelligence des gens de savoir qu’ils veulent un changement. Moi, je suis là pour les représenter, dit Mme Vivar, qui habite La Malbaie depuis cinq ans.
Les candidats du Parti québécois et du Parti libéral n’étaient pas disponibles pour s’entretenir avec Radio-Canada dimanche.
Avec les informations de Charlotte Marschall


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