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Charles Milliard dit vouloir « réparer le Québec »

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Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, s'engage à renverser le « déclin » dans lequel la Coalition avenir Québec (CAQ) a entraîné la province, estimant que l'avenir de son économie passera par la réindustrialisation, la déréglementation, l'immigration, les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que le repreneuriat.

Il faut réparer le Québec, a-t-il répété dans une allocution livrée samedi après-midi pour clore le conseil général du PLQ à Sherbrooke.

Le chef libéral a profité de son discours pour annoncer les couleurs de son parti en matière d'économie à l'approche des prochaines élections générales, qui auront lieu cet automne.

Un gouvernement Milliard fera de la réindustrialisation du Québec un objectif central de sa politique, a-t-il dit, mentionnant qu'il souhaiterait faire passer la contribution du secteur manufacturier de 12 % à 15 % du PIB québécois d’ici 2035.

Le chef libéral s'est aussi engagé dans son allocution à instaurer un moratoire immédiat sur toute nouvelle règle ou réglementation qui alourdit le fardeau administratif des PME, ajoutant qu'il appliquerait par la suite la règle du 2 pour 1. Pour chaque nouvelle obligation réglementaire introduite, on va en abolir deux, a-t-il promis.

Une fois au pouvoir, le PLQ recommencera à miser sur les nouveaux arrivants pour pallier la pénurie de main-d'œuvre, a aussi expliqué M. Milliard. Notre approche reposera sur un principe clair : l'immigration sera planifiée de façon objective en fonction des besoins et des capacités réels de chaque région, a-t-il dit.

Un gouvernement libéral réduira également la fiscalité des PME, a soutenu M. Milliard, rappelant que sa formation s'était déjà engagée à baisser graduellement leur taux d'imposition, de 11,5 % à 10 %.

Son parti, a-t-il dit, dotera en outre le Québec d'une stratégie nationale de repreneuriat, en plus de rétablir le financement des centres collégiaux de transfert technologique (CCTT) et du Conseil de l'innovation.

Le Parti libéral du Québec redevient le seul véritable parti de l'économie.

Enfin, M. Milliard a fait monter sur scène neuf nouveaux candidats en vue des élections. Ceux-ci s'ajoutent à l'ex-journaliste Hugo Fontaine, confirmé dans Richmond en matinée.

Deux militants ayant déjà concouru pour des partis adverses ont aussi fait savoir samedi qu'ils se joignaient au PLQ : Ange Claude Bigilimana, un ex-conservateur, candidat dans Terrebonne en 2025 et dans Mille-Îles en 2022, et Victor Pelletier, un ancien caquiste, qui a brigué les suffrages dans Saint-Henri–Sainte-Anne en 2023.

Des libéraux plaident pour le libre choix au cégep

Bien que le conseil général du PLQ se déroulait samedi sous le thème de l'économie, son chef a dû répondre à de nombreuses questions au sujet de la langue française à son arrivée à l'hôtel Delta de Sherbrooke.

M. Milliard a notamment affirmé que son caucus était uni sur la question et que ses députés défendront unanimement le plan visant à « protéger » le français qu'il a déjà promis de rendre public d'ici le 21 juin.

On ne connaît pas encore le contenu de ce document. Mais le chef libéral a plaidé en faveur d'une approche plus positive que coercitive, vendredi, sur le plateau de La parole aux mordus de politique.

Charles Milliard en mêlée de presse.

Le chef du PLQ a été talonné sur les positions de son parti au regard de la protection de la langue française, samedi matin, en marge du conseil général de son parti.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Interviewées par la presse, samedi, les députées Désirée McGraw, Jennifer Maccarone et Elisabeth Prass – tout comme le président de la commission politique du PLQ, André Pratte – ont laissé entendre que le plan en question pourrait prévoir le déplafonnement des effectifs dans les cégeps anglophones.

On est pour le libre choix pour les adultes, a déclaré Mme McGraw.

Si un jeune francophone souhaite apprendre l'anglais parce qu'il voit que ça va faire partie des options pour le futur, pourquoi l'en empêcher? a aussi demandé Mme Maccarone, précisant que le déplafonnement des places au collégial anglophone pourrait faire partie du plan de son chef.

Nous, on ne va pas être coercitifs, a résumé Mme Prass. On veut inviter les gens à vouloir participer dans la protection de la langue française, donc, c'est dans cette direction-là que nous allons aller, a-t-elle ajouté, précisant malgré cela que certains éléments du plan restaient à être définis.

Le commissaire à la langue française a pourtant invité mercredi le prochain gouvernement à adopter une politique linguistique plus robuste, prévenant que la multiplication des initiatives de promotion ou de valorisation de faible envergure n’entraînera pas les changements structurels dont [le Québec a] besoin.

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