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L'agresseur a expliqué aux enquêteurs qu'il avait dissimulé le couteau dans sa chaussure puis sa manche pour « faire mal à un élève de sa classe ».
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 19:23 | mis à jour aujourd'hui à 19:28 - Temps de lecture :
L’élève de 13 ans ayant poignardé et blessé un autre collégien en pleine classe mercredi à La Rochelle (Charente-Maritime) a été mis en examen et écroué ce vendredi pour « tentative d’assassinat », la préméditation étant retenue même s’il a réfuté « l’intention » de tuer, a annoncé le parquet. Cet adolescent avait frappé son camarade avec un couteau mercredi matin dans l’enceinte du collège public Beauregard, l’atteignant au ventre puis à l’épaule. La victime, dont aucun organe n’a été touché, a été opérée et se trouvait jeudi dans un état stable.
En garde à vue, le mis en cause a expliqué avoir dissimulé le couteau dans sa chaussure puis sa manche pour « faire mal à un élève de sa classe » tout en réfutant « l’intention de porter atteinte à sa vie », a déclaré vendredi Arnaud Laraize, procureur de La Rochelle. Un juge d’instruction a mis l’adolescent en examen pour tentative d’assassinat, « le magistrat estimant à ce stade que la préméditation était suffisamment caractérisée », selon le parquet. Il a été placé en détention provisoire.
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Au moment des faits, une professeure s’était interposée et l’agresseur lui avait remis « sans difficulté » son arme, avant d’être pris en charge par le personnel éducatif, puis placé en garde à vue. L’adolescent a expliqué aux enquêteurs avoir été « inspiré par des vidéos d’actes similaires trouvées sur internet ». « Le mis en cause [a] filmé l’agression commise avec une volonté potentielle de diffusion en direct sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, il apparaît que le mis en cause consultait, de manière régulière, pour se divertir, des vidéos de tuerie de masse, d’attaque au couteau et de décapitation », a souligné le procureur.
L'agresseur aurait été victime de violences dans son enfance
L’élève a aussi déclaré avoir agi à la suite de « comportements dénigrants de la victime envers plusieurs camarades », se présentant « comme protecteur de ces derniers ». Cependant, les auditions des autres élèves et l’absence de signalements pour harcèlement ont contredit cette version, a ajouté Arnaud Laraize. L’adolescent apparaît avoir été lui-même victime de violences dans son enfance et être attiré « depuis quelque temps » par des idées extrémistes et violentes, selon les premières investigations.
Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray avait dénoncé mercredi un acte « inqualifiable ». Devant l’accroissement des signalements d’armes blanches dans les écoles, en hausse de 15 % entre février 2024 et février 2025 selon le gouvernement, les contrôles de sacs ont été renforcés et plus de 500 armes blanches ont été saisies entre mars et décembre derniers.


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