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Projet dernière chance est en salles depuis ce mercredi 18 mars 2026. Le film raconte l'histoire d'un professeur de sciences qui se réveille, amnésique, dans un vaisseau spatial. Il découvre qu'il est chargé d'une mission : sauver l'humanité ! Rien que d'assez classique finalement, pour un blockbuster.
Proxima 1b — ici en vue d’artiste — est l’une des exoplanètes les plus célèbres. Parce qu’il se murmure qu’elle pourrait abriter la vie. Est-ce la réalité ? Des chercheurs font le point. © Nasa
Et notre héros - j'ai nommé, Ryan Gosling -, ne le sait pas, mais il aurait bien pu profiter des travaux publiés dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society par une équipe du Carl Sagan Institute de l'université Cornell (États-Unis). Les chercheurs divulguent en effet aujourd'hui, parmi les 6 150 exoplanètes confirmées, 45 planètes rocheuses présentant les plus fortes chances d'être habitées.
Les scientifiques du programme SETI ont utilisé le télescope Allen Telescope Array (ATA) pour rechercher des signaux radio potentiellement signatures de technologique extraterrestre dans le système planétaire TRAPPIST-1, situé à 41 a-l de nous.
Résultat : Toujours rien.
En d'autres mots, les destinations à privilégier pour trouver la vie si jamais nous construisions un vaisseau spatial comme celui du « Projet dernière chance ».
Des chercheurs du Carl Sagan Institute de l’université Cornell (États-Unis) dressent la liste des exoplanètes connues les plus susceptibles d’abriter la vie. © Gillis Lowry, Pablo Carlos Budassi, Carl Sagan Institute
De la vie sur 45 exoplanètes ?
« Comme le film le souligne très bien, la vie pourrait être bien plus diversifiée que nous l'imaginons. Déterminer lesquelles des plus de 6 000 exoplanètes connues sont les plus susceptibles d'abriter des extraterrestres comme Astrophage et Taumoeba ou Rocky pourrait s'avérer crucial, et pas seulement pour Ryan Gosling », souligne malicieusement Lisa Kaltenegger, la directrice du Carl Sagan Institute.
Au tableau de chasse de son équipe, 45 planètes rocheuses dans la zone habitable de leur étoile - cette région où de l'eau liquide peut couler en surface -, parmi lesquelles 24 dans une zone habitable tridimensionnelle plus restreinte, basée sur une estimation plus prudente de la température maximale qu'une planète peut supporter avant de perdre son habitabilité.
Trappist-1 e – ici en vue d’artiste – est l’une des planètes d’un système complexe en orbite autour d’une étoile plus rouge que notre Soleil à quelque 40 années-lumière de notre Terre. Son diamètre et sa masse sont presque les mêmes que ceux de notre Planète. Elle orbite dans la zone habitable de son étoile, mais jusqu'ici, rien ne prouve qu'elle soit habitable. © Nasa
La short-list des planètes candidates
Trappist-1 d, e, f et g ainsi que LHS 1140 b, sont les favorites des chercheurs.
La Nasa décrit LHS 1140 b, découverte en 2017, comme une super-Terre en orbite autour d’une étoile plus rouge que notre Soleil. Ici en vue d’artiste comparée à notre Planète. © Nasa
Mais beaucoup d'autres sont présentées. Des planètes qui reçoivent une lumière similaire à celle que la Terre reçoit du Soleil comme TOI-715 b, Proxima Centauri b ou encore Kepler-1652 b.
Certaines se situent aux limites de la zone habitable de leur étoile ou présentent des orbites qui peuvent occasionnellement les mener au-delà, comme Kepler-441b ou GJ 102, K2-239 d ou Wolf 1061c.
À près de 875 années-lumière de notre Terre, la planète Kepler-441 b – ici, toujours en vue d’artiste – a un rayon à peine 1,64 fois supérieur à celui de notre Planète. © Nasa
Pour les astronomes, il reste difficile de déterminer les facteurs qui augmentent la probabilité d'abriter la vie alors, identifier les zones à observer constitue une première étape cruciale. C'est l'objectif de l'équipe du Carl Sagan Institute : définir des cibles pour le télescope spatial James-Webb, le futur télescope spatial Nancy Grace Roman - son lancement est prévu en 2027 - ou encore l'Extremely Large Telescope (2029) ou, plus loin de nous, l'Observatoire des Mondes Habitables - dont le lancement est prévu dans les années 2040.
Pour confirmer la présence d'une atmosphère autour de toutes ces exoplanètes, il n'y a en effet qu'une seule option : l'observation. Alors seulement les chercheurs pourront savoir s'ils doivent ou non revoir leurs définitions de la zone habitable.
L’exoplanète rocheuse TOI-715 b – ici, une vue d’artiste, bien sûr, et comparée à notre Planète bleue – a été découverte en 2023. Elle se situe à près de 140 années-lumière de notre Terre et tourne autour d’une étoile bien plus rouge et froide que notre Soleil. © Nasa
Dans la liste publiée par les astronomes du Carl Sagan Institute, une poignée de planètes sont jugées suffisamment proches de notre Terre pour être explorées avec nos instruments actuels ou à venir, d'autant que leurs étoiles sont de petites étoiles rouges qui facilitent les observations : celles de Trappist-1 e et TOI-715 b.
Le système Trappist-1 est d'ailleurs au cœur des observations du JWST. Peut-être aurons-nous bientôt des révélations...
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