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VIDÉO - Dans le «Buzz TV» de ce vendredi, le journaliste de France 3 raconte sa soirée électorale et revient sur son altercation avec le leader de La France Insoumise.
Francis Letellier, visage emblématique de France 3, est l’invité du «Buzz TV» ce vendredi 20 mars. Il se souvient de sa première soirée des municipales en 1989, à Mulhouse : «Nous étions en francs, c’était FR3, je n’étais pas à l’antenne. J’étais étudiant, ils avaient besoin de petites mains pour lancer les résultats», confie le présentateur de 61 ans qui a gravi les échelons jusqu’à devenir journaliste politique, spécialiste des éditions spéciales et des soirées électorales pour France 3.
Celui qui pense que la fidélité à sa chaîne est le secret de la longévité, confesse que les décrochages nationaux consacrés aux résultats des élections sont «techniques» : «Lorsque les régions raccrochent sur mon quart d’heure, c’est à 20h45 précises. C’est-à-dire qu’ils doivent s’arrêter à 20:44:59 sinon ils sont coupés à l’antenne. À l’inverse, quand je rends l’antenne à 21 heures, c’est bien 21 heures pile et pas 21h01 sinon je suis coupé». Ces émissions chronométrées «à la seconde près» sont décrites comme «un vrai savoir-faire» par Francis Letellier.
Le journaliste revient sur les scores d’audiences enregistrés par France 3 lors de l’émission de dimanche dernier, lors du premier tour des élections municipales. Selon lui, les audiences dépendent de la participation des électeurs : «Vous faites moins d’audiences sur une élection européenne que sur des élections municipales». Il n’y a donc aucun intérêt à comparer l’audience d’une soirée électorale à l’autre, mais plutôt de regarder «où [elle] se situe par rapport aux autres chaînes dès le lundi matin». Francis Letellier se dit ravi de ces dernières : «Au premier tour, c’était formidable. France 3 était largement devant».
La raison de ce succès ? Pour le spécialiste des soirées électorales, cela vient de la configuration des décrochages. D’abord, «quand vous êtes sur une soirée électorale comme celle de France 2 , vous avez plein de débats politiques au milieu alors que le téléspectateur de France 3 veut des résultats». Ensuite, «les antennes régionales sont différentes d’une région à l’autre. Le seul moment où les électeurs de Rennes par exemple peuvent avoir le résultat de Nantes qui est juste à côté de chez eux, c’est en venant sur notre décrochage national. C’est la France, quoi».
« Ça nous tombe dessus comme un camion sur la tête »
Francis LetellierDurant ses 37 ans de carrière, la soirée marquante de Francis Letellier reste «celle des européennes» : «Quand on apprend à 20h05 qu’il y a une dissolution de l’Assemblée nationale, chose qui était inimaginable, ça nous tombe dessus comme un camion sur la tête». Le journaliste fait un clin d’œil à sa consoeur Nathalie Saint-Cricq laquelle, micro ouvert, a comparé Éric Ciotti à Benito Mussolini : «Si les micros étaient ouverts, vous m’auriez entendu dire à 20h02 “vous racontez n’importe quoi il n’y a pas de dissolution” et poum patatras... ça fait drôle... Celle-là, elle va rester».
Autre moment marquant, pas uniquement de sa carrière mais aussi d’Internet, l’interview de Jean-Luc Mélenchon, où ce dernier s’emporte. «Sur le coup, quand il me répond vertement, il m’apostrophe mais je ne le prends pas pour quelque chose de personnel, sincèrement. Il m’apostrophe parce que je suis en face de lui. J’aurais été un autre journaliste, ça aurait été la même chose. Ce n’est pas contre moi», modère le journaliste qui a «de la distance» avec cet évènement. Celui qui avait dans l’oreillette, l’instruction de vite conclure, a dû couper le débat à chaud. L’interview se termine «très bien», comme l’assure Francis Letellier. «Il n’y a pas eu d’esclandre. Ce qui devait se passer à l’antenne, s’est passé à l’antenne. Ce qui devait se passer hors antenne, s’est passé hors antenne».
Le visage des décrochages nationaux sur France 3, dans son entretien dans le «Buzz TV», donne des notes de 1 à 10 sur ses confrères journalistes politiques, avec en prime quelques commentaires. Il attribue la note de 7 à Jean-Jacques Bourdin («je suis moins dans ce style-là») et à Apolline de Malherbe («j’aime bien son style mais parfois selon les invités on sait comment il va être traité ou pas»). Les notes de 8/10 sont distribuées à Jean-Michel Aphatie, Marc-Olivier Fogiel, Sonia Mabrouk («j’aime bien, c’est carré»), ainsi que Laurence Ferrari («je regarde un petit peu moins j’avoue»). Le 9 est offert à Jean-Pierre Elkabbach avant que l’unique 10/10 soit réservé pour Alain Duhamel : «s’il y en a un que j’écoute c’est lui». Frncis Letellier conclut, en précisant que les noms évoqués représentent «le haut du panier» : «Vous me mettez que des bons».


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