NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
C’est l’une des plus importantes fuites de données informatiques survenues en Alberta. Les renseignements personnels de 2,9 millions de citoyens ont été publiés en ligne sur le site d’un groupe séparatiste, le Projet Centurion. Ottawa a qualifié cette violation de données privées d’« extrêmement grave » mardi, dans un contexte où la perspective d’un référendum sur la sécession de l’Alberta semble de plus en plus concrète. Voici ce qu’il faut savoir.
Que s’est-il passé ?
Élections Alberta a été informé, il y a quelques jours, qu’une liste contenant les renseignements personnels de près de trois millions d’électeurs albertains avait été rendue publique sur le site de Projet Centurion, un groupe militant en faveur de l’indépendance de l’Alberta.
Les informations, qui ont été disponibles en ligne pendant une période indéterminée, comprenaient les noms et prénoms, les adresses résidentielles, les codes postaux, les numéros de téléphone ainsi que les circonscriptions et sections de vote des personnes concernées.
Une fuite qui constitue une violation « considérable » aux yeux de Thomas Keenan, professeur spécialisé en sécurité informatique à l’Université de Calgary. « Les données électorales sont quelque chose que nous confions au gouvernement. Et cette confiance a été rompue », déplore-t-il.
Élections Alberta, qui mène maintenant une enquête, a obtenu une injonction ordonnant le retrait immédiat des données du site. L’affaire a aussi déclenché une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Comment le groupe séparatiste a-t-il obtenu la liste ?
Élections Alberta a dévoilé que la liste de renseignements diffusée par le groupe correspond exactement à une liste électorale qu’elle avait fournie, l’an dernier, au Parti républicain de l’Alberta.
« La raison pour laquelle on le sait, c’est qu’il existe une technique appelée “salage” qui consiste à insérer de faux noms et de fausses adresses afin que, si une copie d’une base de données se retrouve entre les mains de quelqu’un d’autre, on puisse remonter à la source », explique le professeur Thomas Keenan.
En tant que parti enregistré, le Parti républicain de l’Alberta était autorisé à détenir ces renseignements, contrairement à Projet Centurion, qui constitue un tiers non enregistré. Élections Alberta communique ses listes électorales uniquement aux élus, aux partis politiques enregistrés ainsi qu’à leurs représentants autorisés. Ces données peuvent notamment être utilisées pour solliciter des dons ou communiquer avec les électeurs.
On ignore toujours comment Projet Centurion a obtenu la liste du Parti républicain de l’Alberta. Cette question devra être éclaircie dans le cadre des enquêtes menées par Élections Alberta et la GRC.
Quelles pourraient être les conséquences de la fuite ?
Bien qu’elles puissent sembler anodines au premier abord, ces données pourraient donner un avantage au camp séparatiste s’il venait à les utiliser de manière stratégique dans le cadre d’un éventuel référendum sur la séparation de la province, selon le spécialiste en sécurité informatique.
« Cette base de données indique si une personne est inscrite pour voter ou non. Ainsi, lorsqu’un groupe fait du porte-à-porte, il peut cibler en priorité les foyers où les résidents sont susceptibles de voter. Cela lui confère donc un avantage immédiat par rapport à ceux qui ne disposent pas de ces informations », explique M. Keenan.
« Si quelqu’un est déjà convaincu de l’idée de se séparer du Canada, cela ne l’affectera probablement pas du tout. Mais il y a énormément de gens en Alberta qui hésitent. Ils y pensent, mais ne sont pas encore complètement convaincus », ajoute-t-il.
Une pétition citoyenne visant à déclencher un référendum sur la séparation de la province a été soumise à Élections Alberta lundi. L’organisme doit encore vérifier l’authenticité des signatures.
S’agit-il du même groupe que celui à l’origine de la pétition ?
Le groupe à l’origine de la pétition citoyenne, « Stay Free Alberta », affirme agir indépendamment de Projet Centurion. Le chef, Mitch Sylvestre, a nié tout lien avec cette organisation lors du dépôt de sa pétition à Edmonton, lundi.
Or, les Albertains tendent à voir les différentes entités séparatistes comme un ensemble, témoigne Thomas Keenan. « Je pense que plusieurs personnes vont vouloir se détourner du mouvement de manière générale, considérant que ses promoteurs ont agi de manière répréhensible », note-t-il.
Les données électorales peuvent-elles encore être utilisées ?
Depuis la découverte de la fuite, Élections Alberta a exigé que Projet Centurion détruise la liste de renseignements et fournisse l’identité de toutes les personnes ayant pu y accéder.
Il reste toutefois impossible de s’assurer de leur destruction complète. « Nous ne savons pas si Projet Centurion dispose d’autres copies. Ils peuvent dire qu’elles ont été détruites, mais une copie a-t-elle été transmise à quelqu’un d’autre, ou à une autre organisation séparatiste ? » soulève Thomas Keenan.
Quelles pourraient être les sanctions ?
En Alberta, la loi encadrant l’utilisation des listes électorales prévoit que les infractions peuvent entraîner des amendes pouvant atteindre 100 000 dollars, ainsi qu’une peine d’emprisonnement d’un an. La première ministre, Danielle Smith, a toutefois laissé entendre que son gouvernement pourrait envisager de nouvelles mesures législatives à la lumière des conclusions des enquêtes en cours.
À Ottawa, le premier ministre, Mark Carney, a déclaré dans un communiqué qu’il s’attendait à ce qu’Élections Alberta et la GRC mènent une enquête approfondie et rapide afin de déterminer les causes de l’incident et de prendre les mesures appropriées contre les responsables.


4 month_ago
92


























.jpg)






French (CA)