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Washington a fait savoir, lundi 2 novembre, que Pretoria ne bénéficiera plus de l’accord AGOA, qui exempte de taxes de nombreux produits africains importés aux Etats-Unis, à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Une décision attendue par l’exécutif, mais qui inquiète certains secteurs exposés.
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La décision n’a pas surpris grand monde à Pretoria. Lundi 2 novembre, le représentant au commerce américain, Jamieson Greer, a annoncé l’exclusion de l’Afrique du Sud de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial préférentiel qui permet à de nombreux produits africains importés aux Etats-Unis d’être exemptés de taxes. En réponse, le gouvernement sud-africain s’est efforcé de minimiser la portée de cette décision – qui concerne également le Rwanda. Chahuté par Washington depuis des mois, Pretoria tente de diversifier ses partenaires depuis l’annonce des premiers droits de douane « réciproques » américains.
Dans une lettre datée du 28 octobre et révélée par la chaîne sud-africaine SABC, le président américain, Donald Trump, justifie sa décision d’exclure l’Afrique du Sud de la liste des bénéficiaires de l’AGOA à partir du 1er janvier 2027 en citant « ses relations et sa coopération avec des gouvernements qui inquiètent les Etats-Unis ». Il accuse également le pays de « maintenir des droits de douane et des barrières non tarifaires significatifs » et évoque des progrès insuffisants en matière de lutte contre la corruption.
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