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Washington a fait savoir, lundi 2 novembre, que Pretoria ne bénéficiera plus de l’accord AGOA, qui exempte de taxes de nombreux produits africains importés aux Etats-Unis, à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Une décision attendue par l’exécutif, mais qui inquiète certains secteurs exposés.

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Dans le port du Cap, en Afrique du Sud, le 23 avril 2026. Dans le port du Cap, en Afrique du Sud, le 23 avril 2026.

La décision n’a pas surpris grand monde à Pretoria. Lundi 2 novembre, le représentant au commerce américain, Jamieson Greer, a annoncé l’exclusion de l’Afrique du Sud de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord commercial préférentiel qui permet à de nombreux produits africains importés aux Etats-Unis d’être exemptés de taxes. En réponse, le gouvernement sud-africain s’est efforcé de minimiser la portée de cette décision – qui concerne également le Rwanda. Chahuté par Washington depuis des mois, Pretoria tente de diversifier ses partenaires depuis l’annonce des premiers droits de douane « réciproques » américains.

Dans une lettre datée du 28 octobre et révélée par la chaîne sud-africaine SABC, le président américain, Donald Trump, justifie sa décision d’exclure l’Afrique du Sud de la liste des bénéficiaires de l’AGOA à partir du 1er janvier 2027 en citant « ses relations et sa coopération avec des gouvernements qui inquiètent les Etats-Unis ». Il accuse également le pays de « maintenir des droits de douane et des barrières non tarifaires significatifs » et évoque des progrès insuffisants en matière de lutte contre la corruption.

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